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CM1 CM2 Français

Les connecteurs de lieu

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Leçons suggérées

 

Carte mentale les connecteurs de lieu

Carte mentale les connecteurs de lieu CM1 CM2 cycle 3 français production d'écrits

DESCRIPTION

C’est quoi les connecteurs de lieu ?

Conçue pour les élèves de CM1 et de CM2, en plein cycle 3, cette vidéo leur fait découvrir les connecteurs de lieu et tout ce qu’ils apportent à un récit. Un connecteur de lieu est un mot ou un groupe de mots qui indique où se trouve les personnages, les objets et les éléments d’une histoire les uns par rapport aux autres. J’explique aux enfants qu’il sert à se repérer dans l’espace et à visualiser la scène dans sa tête, comme si l’on regardait un film. On les emploie surtout pour décrire un endroit ou pour raconter un déplacement.

Je présente ensuite aux élèves les grandes familles de connecteurs, ceux qui indiquent une position comme au fond ou au sommet de, ceux qui marquent la proximité comme près de ou non loin de, ceux qui donnent une direction comme vers ou à travers, et enfin ceux qui expriment une relation entre deux éléments comme devant, derrière ou autour de. Pour que les enfants mesurent vraiment leur pouvoir, je compare un même passage écrit d’abord sans connecteurs, plat et répétitif, puis enrichi de connecteurs qui donnent aussitôt vie à la scène. J’insiste aussi sur un point essentiel, celui de la précision, car un connecteur vague comme là-bas laisse le lecteur perdu alors qu’au fond de la grotte lui montre exactement où regarder.

La vidéo enchaîne plusieurs entraînements où votre enfant met la vidéo sur pause pour chercher par lui-même. Il repère d’abord les connecteurs dans des phrases, puis il complète des phrases avec le connecteur qui convient, et il termine en réécrivant un petit récit d’aventures de son choix. Je précise à chaque fois que plusieurs réponses sont possibles, car l’important n’est pas de retrouver mes mots exacts, mais de rendre la scène claire et vivante pour celui qui lit.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Faire préciser les lieux dans les récits

Les connecteurs de lieu se travaillent merveilleusement bien à l’oral, sans cahier ni exercice, simplement en jouant avec les mots du quotidien. Quand votre enfant vous raconte sa journée ou une histoire qu’il invente, vous pouvez lui demander où se passe telle scène, ce qu’il y a derrière tel personnage ou à côté de tel objet. En le poussant gentiment à préciser, vous l’amenez à enrichir naturellement sa façon de décrire, et il transpose ensuite cette habitude à l’écrit sans même y penser.

La lecture partagée offre aussi un terrain formidable. Quand vous lisez une histoire ensemble, vous pouvez vous arrêter un instant sur une description et demander à votre enfant d’imaginer la scène dans sa tête, puis de repérer les mots qui l’aident à la voir. Il prend alors conscience que ces petits mots ne sont pas là par hasard, mais qu’ils guident vraiment le lecteur. Cette attention portée au texte nourrit autant sa lecture que son écriture.

Si votre enfant écrit un texte un peu plat, où tout semble se passer au même endroit, évitez de lui dire simplement que ce n’est pas assez détaillé. Proposez-lui plutôt de choisir un ou deux endroits précis et de dire ce qui s’y trouve. Cette petite consigne concrète débloque souvent l’imagination bien mieux qu’une remarque générale, et votre enfant découvre avec plaisir que son histoire prend vie sous sa plume.

Compétences acquises

  1. Comprendre qu’un connecteur de lieu indique où se situent les éléments d’un récit dans l’espace et aide le lecteur à visualiser la scène.
  2. Reconnaître les différents types de connecteurs de lieu selon qu’ils marquent une position, une proximité, une direction ou une relation entre deux éléments.
  3. Employer des connecteurs de lieu précis pour enrichir un récit et rendre une description claire et vivante.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CM1 (Cours Moyen 1re année)

CM2 (Cours Moyen 2e année)

Matière

Français

Cours

Production d’écrits

Les connecteurs de lieu

Écoute mon histoire, Maître Lucas.
Le héros entra dans la forêt, il y avait un arbre, il y avait une grotte, il y avait un trésor, le héros prit le trésor.
Ton histoire est bien, mais dis-moi, est-ce qu’on sait vraiment où se trouvent l’arbre, la grotte et le trésor les uns par rapport aux autres ?
Euh non, pas vraiment, on sait juste qu’ils sont dans la forêt.
Exactement, il manque de petits mots que l’on appelle des connecteurs de lieu qui permettent de guider le lecteur dans l’espace et c’est ce que nous allons découvrir tout de suite.

Introduction les connecteurs de lieu CM1 CM2
C'est quoi un connecteur de lieu ?

C’est quoi un connecteur de lieu ?

Un connecteur de lieu, c’est un mot ou un groupe de mots qui sert à indiquer où se trouvent les personnages, les objets ou les éléments d’une histoire les uns par rapport aux autres.

Il permet au lecteur de se repérer dans l’espace et de visualiser la scène dans sa tête comme s’il regardait un film. On les utilise surtout quand on décrit un endroit ou quand on raconte un déplacement dans un récit.

Les principaux connecteurs de lieu

Les principaux connecteurs de lieu

Voici les principaux connecteurs de lieu à connaître.

Pour indiquer une position : au centre, au milieu, au fond, en haut, en bas, à gauche, à droite, au bord de, au sommet de, à l’intérieur de, à l’extérieur de.

Pour indiquer la proximité ou l’éloignement : près de, loin de, à côté de, non loin de, tout près, au loin.

Pour indiquer une direction ou un déplacement : vers, jusqu’à, en direction de, du côté de, le long de, à travers.

Pour indiquer une relation entre deux éléments : devant, derrière, entre, sous, sur, au-dessus de, en face de, autour de.

Exemple de récit enrichi avec des connecteurs de lieu

Maintenant, regarde la différence que ça fait dans un récit.

Sans connecteur de lieu : « La sorcière vivait dans une maison, il y avait une forêt, il y avait une rivière, il y avait une tour. »

Avec des connecteurs de lieu : « La sorcière vivait dans une maison. Derrière la maison s’étendait une forêt sombre. Au bord de la forêt coulait une rivière argentée. Au loin, on apercevait une tour mystérieuse. »

Tu vois comme c’est tout de suite plus vivant. Le lecteur peut imaginer exactement la scène.

Choisir des connecteurs de lieu précis

Choisir des connecteurs de lieu précis

Et si j’écris : « Il alla là-bas », c’est bon ? C’est un connecteur de lieu ?

C’est une bonne idée, mais « là-bas » tout seul, c’est un peu vague. Le lecteur ne sait pas vraiment où se trouve ce « là-bas ». Un bon connecteur de lieu doit être précis.

À la place de « là-bas », tu pourrais dire : « au fond de la grotte », « vers la rivière » ou « derrière le rocher ». Plus c’est précis, plus le lecteur voit la scène clairement dans sa tête.

Exercice repérer les connecteurs de lieu

Exercices sur les connecteurs de lieu

Je te propose tout de suite un exercice. Voici des phrases. Dans chaque phrase, tu repères le ou les connecteurs de lieu et tu mets ton doigt dessus. Mets pause.

Réponse

Pour la première phrase, le connecteur de lieu était « au sommet de la montagne ». Ensuite, « vers la forêt enchantée », puis « derrière le rocher », « non loin du village », « au fond de la caverne ».

Réponse
Exercice compléter des phrases avec des connecteurs de lieu

Pour l’exercice suivant, voici une liste de connecteurs de lieu à utiliser. Tu complètes chaque phrase avec celui qui convient le mieux. Attention, chaque connecteur n’est utilisé qu’une seule fois. Mets pause.

Réponse

Pour chaque phrase, je lis d’abord sans le connecteur et j’essaie de comprendre le sens pour trouver le bon connecteur. Parfois, il y avait plusieurs possibilités. Je te dis ce que j’ai écrit.

Derrière la tour, une flamme orange brillait dans le noir. Le bateau se dirigeait vers l’île mystérieuse. À l’intérieur de la grotte, les aventuriers découvrirent des peintures anciennes. Au bord de la rivière, un crocodile attendait sans bouger. Des arbres immenses poussaient autour du vieux temple. Le camp des explorateurs était installé non loin de la cascade. En haut de la falaise, un aigle surveillait la vallée.

Tu peux mettre pause et comparer avec ce que tu avais écrit pour voir si tu as les mêmes connecteurs.

Correction
Exercice réécrire un récit avec des connecteurs de lieu

Maintenant, voici un court récit d’aventures. Il manque des connecteurs de lieu. Les endroits sont indiqués entre parenthèses. Tu réécris chaque phrase en remplaçant les parenthèses par un connecteur de lieu précis. Tu peux choisir librement les connecteurs dans tout ce que tu as appris aujourd’hui. Tu mets pause sur la vidéo et tu réécris le texte entier.

Réponse

Voici un exemple de réécriture possible. Ta version peut être différente, c’est tout à fait normal.

Malo s’arrêta. À travers la forêt, un brouillard épais recouvrait le sol. Au sommet d’un arbre énorme, une lumière clignotait faiblement. Malo fit quelques pas. Derrière lui, il entendit craquer une branche. Au fond des buissons, deux yeux brillants l’observaient. Il aperçut alors, à l’entrée d’une grotte, un passage étroit. Sans hésiter, il s’y glissa.

Tu vois comme le texte prend vie avec les connecteurs de lieu ? Le lecteur peut se représenter chaque détail.

Correction
Résumé les connecteurs de lieu CM1 CM2

Résumé des connecteurs de lieu

Voilà, tu connais maintenant les connecteurs de lieu. Voici ce qu’il faut retenir.

Un connecteur de lieu est un mot ou un groupe de mots qui indique où se trouvent les éléments d’un récit dans l’espace. Il permet au lecteur de visualiser la scène et de se repérer facilement dans l’histoire.

Il existe plusieurs types de connecteurs de lieu. Ceux qui indiquent une position : au fond, en haut, au centre ; la proximité : près de, non loin de ; une direction : vers, à travers, le long de ; ou une relation entre deux éléments : devant, derrière, entre, autour de.

Dans un récit, les connecteurs de lieu doivent être précis pour que le lecteur puisse vraiment imaginer la scène.

Outro et carte mentale Les connecteurs de lieu CM1 CM2

Outro et carte mentale sur les connecteurs de lieu

Dans cette vidéo, nous avons vu que, lorsque l’on écrit une histoire, il faut guider le lecteur. C’est comme si tu lui tenais la main et tu peux faire cela avec les connecteurs de lieu.

J’ai mis toutes ces informations dans cette carte mentale qui est sur le site maitrelucas.fr, sous cette vidéo, et qui te permettra de revoir la leçon. À plus.

 

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CE2 CM1 CM2 Enseignement moral et civique

La dyslexie

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Leçons suggérées

 

Carte mentale la dyslexie

Carte mentale c'est quoi la dyslexie ce2 cm1 cm2 cycle 2 cycle 3

DESCRIPTION

C’est quoi la dyslexie ?

Destinée aux élèves de CE2, CM1 et CM2 (cycles 2 et 3), cette vidéo lève le voile sur la dyslexie et sur les idées reçues qui l’entourent. Je commence par ce que la dyslexie n’est pas, car trois croyances fausses font beaucoup de tort aux enfants concernés. Ce n’est ni de la paresse, puisqu’un enfant dyslexique travaille souvent bien plus que les autres pour lire le même texte, ni un manque d’intelligence, ni même un problème de vue. Cette dernière surprise déstabilise souvent les élèves, qui imaginent qu’un enfant dyslexique voit les lettres à l’envers, alors que ses yeux vont parfaitement bien.

J’explique ensuite aux enfants ce qui se passe vraiment dans la tête quand on lit. Le cerveau transforme des petits dessins, les lettres, en sons, puis colle ces sons ensemble pour entendre le mot. Chez la plupart des enfants, ce travail devient automatique, comme le vélo. Chez un enfant dyslexique, cette machine fonctionne différemment et réclame un effort à chaque mot, tout le temps, comme si le vélo ne roulait jamais tout seul. Je précise aussi que cette difficulté s’accompagne souvent d’un mal à écrire sans faute, même en connaissant ses leçons, ce que l’on appelle la dysorthographie. Pour rendre tout cela sensible, je fais vivre aux élèves une courte expérience de lecture difficile, afin qu’ils ressentent de l’intérieur l’effort fourni.

Je tiens à poser une limite claire, car bloquer parfois sur un mot ou trouver la lecture fatigante certains jours ne signifie pas que l’on est dyslexique. Seuls des spécialistes comme les orthophonistes et les médecins peuvent le déterminer après des tests, et je rappelle aux enfants qu’on ne se colle pas d’étiquette à soi-même et qu’on n’en colle pas aux autres. Je termine sur une note pleine d’espoir, car on peut aider un enfant dyslexique grâce à un accompagnement spécialisé et à des aménagements, surtout quand on commence tôt. Le plus beau rôle revient aux camarades, ceux qui choisissent la patience plutôt que la moquerie.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Parler de la dyslexie avec bienveillance

Le sujet de cette vidéo demande un peu de délicatesse, et vous pouvez prolonger le message à la maison avec des mots simples et rassurants. Si votre enfant vous parle d’un camarade qui lit lentement ou qui utilise un ordinateur en classe, saisissez l’occasion d’expliquer que chaque cerveau fonctionne à sa manière. Vous pouvez reprendre l’image du vélo qui ne roule jamais tout seul, car elle aide beaucoup les enfants à comprendre qu’une difficulté de lecture n’a rien à voir avec la paresse ou l’intelligence.

Une chose mérite toute votre vigilance, celle des mots que l’on emploie sans y penser. Dire à un enfant qu’il est lent ou distrait parce qu’il peine à lire peut le blesser durablement, alors qu’une vraie difficulté se cache peut-être derrière. Si votre enfant lit avec beaucoup d’efforts, se fatigue vite ou multiplie les fautes malgré un travail sérieux, ne restez pas seul avec vos questions. Un orthophoniste saura poser un regard professionnel, et plus le repérage arrive tôt, plus l’accompagnement porte ses fruits.

Gardez enfin à l’esprit que votre regard reste le socle de sa confiance. Si votre enfant est concerné, rappelez-lui qu’il fournit souvent bien plus d’efforts que les autres pour arriver au même résultat, ce qui est une vraie force et non une faiblesse. Et s’il ne l’est pas, aidez-le à devenir ce camarade patient qui n’a jamais un mot de moquerie pour celui qui lit lentement. Cette bienveillance-là s’apprend aussi à la maison, et elle compte autant que n’importe quelle leçon.

Compétences acquises

  1. Comprendre que la dyslexie n’est ni de la paresse, ni un manque d’intelligence, ni un problème de vue, mais qu’elle rend la transformation des lettres en sons plus coûteuse en efforts.
  2. Identifier la dyslexie et la dysorthographie comme des difficultés qui nécessitent l’avis de spécialistes, sans se diagnostiquer soi-même ni étiqueter les autres.
  3. Adopter une attitude patiente et bienveillante envers un camarade qui lit ou écrit avec difficulté, sans moquerie ni jugement.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CE2 (Cours élémentaire 2e année)

CM1 (Cours moyen 1re année)

CM2 (Cours moyen 2e année)

Matière

EMC

Cours

Trouble d’apprentissage

C’est quoi la dyslexie ?

Maître Lucas, Maël m’a dit qu’il était dyslexique, mais je n’ai pas compris ce que ça veut dire. C’est quoi, dyslexique ?
C’est une très bonne question. Et tu sais quoi ? Beaucoup de personnes ne comprennent pas ce que c’est. Tiens, à ton avis, c’est quoi ?
Euh, je crois que c’est quand on lit les lettres à l’envers ou un truc comme ça. Ou alors quand on lit trop lentement parce qu’on ne s’entraîne pas assez.
C’est ce que beaucoup pensent et pourtant, non. Aujourd’hui, on va comprendre ce qu’est la dyslexie.

Introduction c’est quoi la dyslexie CE2 CM1 CM2
Idées fausses sur la dyslexie CE2 CM1 CM2

Ce que la dyslexie n’est pas

D’abord, on va commencer par ce que la dyslexie n’est pas. On va balayer ces trois idées fausses parce qu’elles font beaucoup de mal. La dyslexie n’est pas de la paresse. Un enfant dyslexique travaille souvent bien plus que les autres pour lire le même texte.

La dyslexie, ce n’est pas un manque d’intelligence. On peut être très intelligent, très doué en calcul, en sport, en dessin, connaître plein de choses et être dyslexique.

Et attention, voici la plus grosse surprise. La dyslexie, ce n’est pas d’abord un problème de vue. Beaucoup de gens croient qu’un dyslexique voit les lettres à l’envers. C’est faux, ses yeux vont très bien. Le vrai secret est ailleurs.

Comment le cerveau transforme les lettres en sons

Comment le cerveau lit-il ?

Quand tu lis, ton cerveau fait quelque chose d’incroyable sans que tu t’en rendes compte. Il transforme des petits dessins, les lettres, en sons. Le A fait A, le B fait B. Et hop, ton cerveau colle les sons ensemble pour entendre le mot dans sa tête. Chez la plupart des enfants, ce travail devient automatique, comme le vélo. Au début, on réfléchit, puis ça roule tout seul.

Effort de lecture chez un enfant dyslexique

Pourquoi lire demande-t-il plus d’efforts ?

Chez un enfant dyslexique, cette machine à transformer les lettres en sons fonctionne différemment. Elle marche, mais elle demande beaucoup plus d’efforts à chaque mot, tout le temps.

C’est comme si, pour lui, le vélo ne roulait jamais tout seul et qu’il devait pousser les pédales à chaque tour de roue. Voilà pourquoi lire le fatigue tellement. Ce n’est pas qu’il ne veut pas, c’est que son cerveau prend un chemin plus long pour faire le même travail.

Dyslexie et dysorthographie

Dyslexie et dysorthographie

Et souvent, la dyslexie s’accompagne d’une difficulté à écrire sans faute, même en connaissant ses leçons. Ça a aussi un nom : la dysorthographie. Là encore, ce ne sont pas des fautes d’inattention, c’est le même chemin plus long, mais pour écrire.

Exercice de lecture pour comprendre la dyslexie

Une expérience pour comprendre l’effort de lecture

Toi derrière ton écran, je vais te faire vivre quelque chose. Lis cette phrase à voix haute aussi vite que d’habitude. Mets pause.

Réponse

C’était difficile, non ? Tu as dû ralentir, revenir en arrière, deviner. Ton cerveau devait faire un gros effort juste pour un tout petit bout de phrase.

En vrai, c’était : « Le chat dort sur le canapé. » Les lettres étaient juste mal découpées.

Correction de l’exercice de lecture sur la dyslexie
Comprendre l’effort de lecture d’un enfant dyslexique

Comprendre l’effort d’un enfant dyslexique

Eh bien, un enfant dyslexique ressent un peu ça. Pas parce que les lettres sont mal écrites, mais parce que, dans sa tête, les relier au bon son demande cet effort-là. Imagine devoir fournir cet effort pour toute une page, pour tous tes exercices, toute la journée. Tu comprends maintenant pourquoi il est parfois fatigué ou pourquoi il n’aime pas lire devant les autres.

Diagnostic de la dyslexie par des spécialistes

Qui peut diagnostiquer la dyslexie ?

Et attention, une chose très importante : si tu bloques parfois sur un mot ou si lire te fatigue certains jours, ça ne veut pas dire que tu es dyslexique. Au début, apprendre à lire demande des efforts à tout le monde et c’est normal. La dyslexie, c’est bien plus que ça.

Et surtout, ce n’est pas quelque chose qu’on devine tout seul. Seuls des spécialistes, comme les orthophonistes et les médecins, peuvent le savoir après avoir fait des tests avec l’enfant. Alors, on ne se colle pas d’étiquette à soi-même et l’on n’en colle pas aux autres non plus. Si tu te poses vraiment la question pour toi, parles-en simplement à tes parents.

Aides et aménagements pour un enfant dyslexique

Comment aider un enfant dyslexique ?

Mais bonne nouvelle, on peut aider un enfant dyslexique. Des spécialistes, les orthophonistes, l’entraînent à muscler ce fameux chemin dans son cerveau. Et plus on commence tôt, mieux ça marche. En classe, on lui donne parfois plus de temps, un ordinateur, des textes écrits plus gros et plus espacés ou le droit de lire à voix haute.

Bienveillance envers un camarade

Être patient et ne pas se moquer

Mais ce que peuvent faire surtout les enfants, c’est de ne jamais se moquer de quelqu’un qui lit lentement parce qu’il fournit déjà un gros effort. Tu peux être patient, tu peux même l’admirer un peu parce que réussir en travaillant plus dur que les autres, c’est une vraie force.

Résumé c’est quoi la dyslexie

Résumé : c’est quoi la dyslexie ?

Donc, je récapitule. La dyslexie, ce n’est ni de la paresse, ni un manque d’intelligence, ni un problème de vue. C’est un cerveau qui prend un chemin plus long pour transformer les lettres en sons. Donc, lire lui demande beaucoup plus d’efforts.

Ça s’accompagne souvent d’une difficulté à écrire sans faute : la dysorthographie. On peut aider avec des spécialistes et des aménagements, et le plus tôt est le mieux. Et le meilleur copain, c’est celui qui est patient au lieu de se moquer.

Outro

Outro et carte mentale sur la dyslexie

Dans cette vidéo, on a appris ce qu’est la dyslexie et tu peux retrouver toutes ces informations sur cette carte mentale qui est sur le site maitrelucas.fr, sous cette vidéo.

Et la prochaine fois, on s’intéressera à un autre copain, celui qui a du mal à rester assis et à se concentrer, et l’on répondra à la question : « C’est quoi le TDAH ? » À plus.

Catégories
CM1 CM2 Maths

Algèbre : comprendre l’égalité et le signe égal

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Leçons suggérées

Fiche d’exercices sur comprendre l’égalité

Découvre la fiche d’exercices pour que tu puisses t’entrainer sur la leçon

DESCRIPTION

Comprendre l’égalité et le signe égal

Cette vidéo est pour les élèves de CM1 et de CM2 (cycle 3) et je les invite à porter un regard neuf sur un symbole qu’ils croient pourtant connaître par cœur, le signe égal. Beaucoup d’enfants pensent qu’il annonce simplement la réponse, comme s’il voulait dire « voici le résultat ». Or, il signifie tout autre chose. Le signe égal indique que les deux expressions placées de chaque côté ont exactement la même valeur. J’utilise l’image d’une balance à l’équilibre, dont les deux plateaux pèsent autant l’un que l’autre, pour rendre cette idée vraiment parlante.

À partir de cette image, j’apprends aux enfants à reconnaître une égalité vraie d’une égalité fausse. La méthode reste toujours la même. On calcule chaque côté séparément, puis on compare les deux résultats. Avec des exemples comme 7 fois 3 comparé à 26 moins 5, les élèves s’entraînent à vérifier plutôt qu’à deviner. J’introduis ensuite les égalités à trou, ces calculs où un nombre est remplacé par un symbole et qu’il faut retrouver en observant les deux côtés et en s’appuyant sur ce que l’on sait des opérations.

Je montre aussi aux enfants une idée qui les surprend souvent, celle que le signe égal fonctionne dans les deux sens. Écrire que 12 égale 5 plus 7 est tout aussi juste que d’écrire 5 plus 7 égale 12. Tout au long de la vidéo, je propose des moments de pause pour que votre enfant cherche par lui-même, qu’il s’agisse de trancher entre le vrai et le faux, de compléter une égalité à trou ou de traduire une petite situation du quotidien en calcul. Une étape revient sans cesse, celle de la vérification, car remplacer le nombre trouvé et contrôler l’équilibre est un réflexe que je tiens à ancrer solidement.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Voir le signe égal comme une balance

Cette notion paraît toute simple, mais elle joue un rôle bien plus grand qu’on ne l’imagine dans la suite de la scolarité. Comprendre que le signe égal marque un équilibre, et non une flèche qui pointe vers la réponse, prépare directement votre enfant au raisonnement dont il aura besoin plus tard en algèbre. Si vous l’entendez lire un calcul en disant que le signe égal veut dire « ça donne », vous pouvez glisser doucement l’image de la balance, car cette petite correction de vocabulaire change beaucoup de choses dans sa tête.

Pour l’aider à la maison, rien de plus efficace que les égalités à trou présentées comme de vraies petites énigmes. Vous pouvez lui demander quel nombre se cache derrière un symbole pour que les deux côtés restent en équilibre, en commençant très simplement, puis en corsant peu à peu. L’essentiel n’est pas d’aller vite, mais qu’il prenne l’habitude d’observer les deux côtés avant de se lancer, plutôt que de foncer tête baissée vers un résultat.

Enfin, encouragez toujours votre enfant à vérifier sa réponse, car c’est sans doute le réflexe le plus précieux à installer. Une fois le nombre manquant trouvé, il le replace dans l’égalité et contrôle que les deux côtés donnent bien la même chose. En le félicitant pour cette vérification autant que pour la bonne réponse, vous lui montrez que se relire n’est pas une perte de temps, mais une vraie force, une habitude qui lui servira dans toutes les matières.

Compétences acquises

  1. Comprendre que le signe égal exprime une égalité de valeur entre deux expressions, à la manière d’une balance à l’équilibre, et non l’annonce d’un résultat.
  2. Vérifier qu’une égalité est vraie ou fausse en calculant séparément chaque côté avant de les comparer.
  3. Trouver le nombre manquant dans une égalité à trou en analysant les deux côtés, puis en contrôlant sa réponse par un remplacement.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CM1 (Cours moyen 1re année)

CM2 (Cours moyen 2e année)

6e

Matière

Maths, Mathématiques

Cours

Nombres, calculs

Comprendre l’égalité

Dis-moi, est-ce que cette balance est à l’équilibre ?
Ben non, il y a un côté qui est plus lourd. Et maintenant ?
Ben oui, les deux plateaux sont au même niveau. Exactement. Eh bien, en mathématiques, il existe quelque chose qui fonctionne comme cette balance. C’est le signe égal. Et aujourd’hui, on va découvrir ce qu’il signifie vraiment parce que ce n’est pas tout à fait ce que tu crois.

Introduction comprendre l’égalité et le signe égal CM1 CM2 6e
Comprendre la signification du signe égal

Que signifie le signe égal ?

Le signe =, ce n’est pas juste le résultat. Beaucoup d’élèves pensent que le signe égal signifie simplement « voici la réponse ». Mais c’est bien plus que ça. Le signe égal indique que les deux expressions de chaque côté ont exactement la même valeur. C’est comme une balance à l’équilibre. Le plateau de gauche pèse autant que le plateau de droite.

Reconnaître une égalité vraie avec deux expressions de même valeur

Qu’est-ce qu’une égalité ?

On appelle ça une égalité. C’est une phrase mathématique qui affirme que deux expressions sont équivalentes. Par exemple, 7 × 3 = 26 – 5. Est-ce une égalité vraie ? 7 × 3, ça fait 21. Et 26 – 5 = 21. Les deux expressions valent 21. Donc, l’égalité est vraie.

Vérifier si une égalité est vraie ou fausse

Égalité vraie ou fausse ?

Et si j’ai d’un côté (5 × 2) + 6 = 20 – 3, est-ce une égalité vraie ? Attends, je calcule. 5 × 2, ça fait 10, + 6, 16. Et de l’autre côté, 20 – 3, ça fait 17. 16 est différent de 17, donc l’égalité est fausse. La leçon à retenir de tout ça, c’est qu’avant de valider une égalité, on calcule toujours les deux côtés séparément et l’on vérifie qu’ils donnent le même résultat.

Trouver un nombre manquant dans une égalité à trou

Les égalités à trou

Parfois, dans une égalité, un nombre est remplacé par des points de suspension ou un symbole. On appelle ça une égalité à trou. Il faut alors trouver le nombre qui manque pour que l’égalité soit vraie. Pour cela, on analyse les deux côtés de l’égalité et l’on se sert de ce que l’on connaît des opérations.

Par exemple, 8 + 2 × … = 12. On sait que 8 + 4 = 12. Donc, la partie 2 × … doit valoir 4. Or, 2 × 2 = 4. Donc, le nombre manquant est 2. On vérifie : 8 + 2 × 2, donc + 4, est égal à 12.

Tu as vu ? Une fois que j’ai trouvé le nombre manquant, je l’ai remplacé dans l’égalité et je vérifie que les deux côtés donnent bien le même résultat. C’est une étape indispensable.

Exercice algèbre comprendre les égalités vraies ou fausses

Exercices sur comprendre l’égalité

Voici un entraînement pour toi derrière ton écran. Voici plusieurs égalités et, à chaque fois, tu dois dire si elle est vraie ou fausse sans poser de calcul. Mets pause.

Réponse

105, c’est bien égal à 100 + 5 puisque 100 + 5, ça fait 105.
9 × 8 est bien égal à 8 × 9 puisque, dans la multiplication, je peux inverser les nombres. Ça ne change pas le résultat.
100 – 25 est bien égal à 50 + 25. Les deux valent 75.
Par contre, 6 × 7 n’est pas égal à 50 – 7. 6 × 7, ça fait 42 et 50 – 7, ça fait 43.
Puis 357 n’est pas égal à 20 + 37 puisque 20 + 37, ça fait 57.
Et enfin, 100 / 4 est bien égal à 25 puisque 100 / 4 est égal à 25.

Corrigé de l’exercice sur les égalités vraies ou fausses
Exercice compléter des égalités à trou

Maintenant, je te propose plusieurs égalités à trou. Tu trouves le nombre manquant sans poser d’opération. N’oublie pas de vérifier tes réponses. Mets pause.

Réponse

12 = 5 + 7.
3,5 × 10 = 35.
9 × 8 = 72.
48 / 8 = 6.
1 – 3/4 = 1/4.
15 + 15 = 30.

Corrigé des égalités à trou
Exercice écrire une égalité à trou à partir d’une situation

Maintenant, pour chaque situation, tu écris l’égalité à trou qui correspond. Puis tu trouves le nombre manquant. Mets pause.

Réponse

Léa a un certain nombre de billes. Elle en gagne 12 de plus en récréation. Elle en a maintenant 35 au total. Combien en avait-elle au départ ? Le calcul à trou est … + 12 = 35. 23 + 12 = 35. Donc, Léa avait 23 billes au départ.

Ensuite, une boîte contient un certain nombre de crayons. Si l’on fait des paquets de six crayons, on peut constituer exactement 8 paquets complets. Combien y a-t-il de crayons dans la boîte ? Ici, je fais … = 6 × 8 et je sais que c’est 48. Donc, la boîte contient 48 crayons.

Puis, une corde mesure 120 cm. On coupe un morceau et il reste 38 cm. Quelle longueur a-t-on coupée ? Là, je fais 120 – … = 38 et c’est 120 – 82 qui est égal à 38. Donc, on a coupé 82 cm. Mets pause et compare avec ce que toi, tu avais trouvé.

Corrigé des situations avec égalités à trou
Résumé comprendre l’égalité et le signe égal

Résumé algèbre : comprendre l’égalité

Je récapitule. Le signe = ne signifie pas juste « voici la réponse ». Il indique que les deux expressions de chaque côté ont exactement la même valeur, comme une balance à l’équilibre. Une égalité est vraie si les deux expressions valent le même nombre et elle est fausse si elles valent des nombres différents.

Pour trouver un nombre manquant dans une égalité à trou, on analyse les deux côtés et on utilise ses connaissances sur les opérations. On vérifie toujours en remplaçant le nombre trouvé dans l’égalité et en s’assurant que les deux côtés donnent le même résultat. Et enfin, le signe égal fonctionne dans les deux sens. 12 = 5 + 7 est aussi juste que 5 + 7 = 12.

Fiche d’exercices pour comprendre l’égalité

Maintenant, tu sais ce que signifie vraiment le signe égal. Ce n’est pas juste le symbole qui annonce une réponse, c’est une balance mathématique qui doit toujours rester à l’équilibre. Tu pourras continuer à t’entraîner avec cette fiche, qui est sur le site maitrelucas.fr, sous cette vidéo. Ciao !

Catégories
CM1 CM2 Maths

Les compléments d’un nombre décimal

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Leçons suggérées

Fiche d’exercices

Découvre la fiche d’exercices pour que tu puisses t’entrainer sur la leçon

DESCRIPTION

Comment trouver le complément d’un nombre décimal ?

Cette vidéo est pensée pour les élèves de CM1 et de CM2 (cycle 3), et je leur fais découvrir une notion très utile en calcul, celle du complément avec les nombres décimaux. Chercher un complément, c’est chercher ce qu’il manque à un nombre pour en atteindre un autre. Quand je demande, par exemple, ce qu’il faut ajouter à 0,4 pour arriver à 1, je cherche le nombre qui vient compléter 0,4. J’apprends aux enfants à raisonner avec les dixièmes, car une unité contient dix dixièmes, ce qui rend la recherche beaucoup plus claire dans leur tête.

Je montre ensuite aux élèves une méthode qui fonctionne à tous les coups, celle qui consiste à avancer par étapes en passant par un nombre rond. Pour compléter 0,27 jusqu’à 1, on rejoint d’abord 0,30, puis on file jusqu’à 1. Cette façon de découper le calcul rassure énormément les enfants, car chaque étape reste simple. J’applique le même raisonnement pour compléter des nombres jusqu’à 10, avec des exemples comme 6,8 ou 8,43, et je laisse à chaque fois un moment pour que votre enfant cherche de son côté avant la correction.

J’attire aussi l’attention des élèves sur un piège classique qu’il ne faut pas manquer. Beaucoup pensent que le complément de 0,08 à 1 est le même que celui de 0,8, alors que ces deux nombres n’ont rien à voir. Je prends le temps d’expliquer pourquoi la place des chiffres après la virgule change tout. Enfin, je révèle une belle astuce, celle qui transforme une soustraction comme 1 moins 0,36 en une simple recherche de complément, bien plus facile à mener.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

S’entraîner aux compléments dans la vie quotidienne

Le complément est une de ces notions qui se travaillent merveilleusement bien dans la vie de tous les jours, souvent sans même que votre enfant s’en rende compte. La monnaie reste l’exemple le plus parlant. Quand vous réglez un achat, vous pouvez demander à votre enfant ce qu’il manque pour arriver au billet supérieur, ou combien on va vous rendre. Cette question toute bête entraîne exactement le même raisonnement que celui de la vidéo, et elle ancre la notion dans du concret.

Si votre enfant sèche sur un complément, résistez à l’envie de donner la réponse directement. Proposez-lui plutôt de passer par une étape intermédiaire, en rejoignant d’abord le nombre rond le plus proche. En verbalisant ce chemin à voix haute, il comprend mieux la logique et il finit par l’appliquer tout seul. L’idée n’est pas d’aller vite, mais de construire un raisonnement solide sur lequel il pourra s’appuyer plus tard.

Faites enfin attention au fameux piège des chiffres après la virgule, car c’est souvent là que tout se joue. Si votre enfant confond 0,8 et 0,08, ne vous inquiétez pas, l’erreur est extrêmement fréquente. Vous pouvez reprendre calmement avec lui en parlant de dixièmes et de centièmes, ou même en dessinant, car voir la différence aide beaucoup plus qu’une longue explication. Un peu de patience sur ce point précis lui évitera bien des confusions par la suite.

Compétences acquises

  1. Comprendre qu’un complément correspond à ce qu’il manque à un nombre décimal pour en atteindre un autre, comme 1 ou 10.
  2. Utiliser la méthode des étapes en passant par un nombre rond pour trouver le complément d’un nombre décimal.
  3. Réinvestir les compléments pour calculer plus facilement certaines soustractions avec des nombres décimaux.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CM1 (Cours moyen 1ère année)

CM2 (Cours moyen 2ème année)

6e

Matière

Maths, Mathématiques

Cours

Nombres et calculs, calculer avec des nombres entiers et des nombres décimaux

Complément d’un nombre décimal

Il reste combien à mettre dedans ? Attends, ça fait combien, ça ? Hum…
Tu as besoin ? Oui, pour ma recette, j’ai besoin de 1 litre de lait. Il me restait 0,4 litre. Je ne sais pas combien il m’en manque pour arriver à 1 litre.
Effectivement, il faut que tu trouves le complément de 0,4 à l’unité, à 1. Et ça tombe bien car on va en parler dans cette vidéo.

Introduction au complément d’un nombre décimal
Qu’est-ce qu’un complément d’un nombre décimal ?

Qu’est-ce qu’un complément ?

Quand on cherche ce qu’il manque pour arriver à un nombre, on cherche un complément. Par exemple, 0,4 plus combien égale 1 ? On cherche le nombre qui complète 0,4 pour faire 1.

Pour trouver le nombre, on peut raisonner avec les dixièmes. Une unité, c’est 10 dixièmes, et 0,4, c’est 4 dixièmes. Pour arriver à 10 dixièmes, il manque 6 dixièmes. Donc, 0,4 + 0,6 = 1. Le complément de 0,4 à 1 est 0,6.

Trouver le complément de 0,27 à 1

Trouver le complément d’un nombre décimal à 1

Je te montre un autre exemple de complément d’un nombre décimal jusqu’à 1. Si on cherche 0,27 plus combien égale 1, on va avancer par étapes. D’abord, jusqu’au nombre rond le plus proche. De 0,27 à 0,30, il manque 0,03. Puis, de 0,30 à 1, il manque 0,70.

On additionne 0,03 + 0,70 = 0,73. Donc, 0,27 + 0,73 = 1. Le complément de 0,27 à 1 est 0,73.

Trouver le complément de 6,8 à 10

Trouver le complément d’un nombre décimal à 10

On peut aussi compléter un nombre jusqu’à 10. Regarde, par exemple, 6,8 plus combien égale 10 ? Comme avant, on fait d’abord de 6,8 à 7, il manque 0,2. Puis de 7 à 10, il manque 3.

Donc, 0,2 + 3 = 3,2. Alors, 6,8 + 3,2 = 10. Le complément de 6,8 à 10 est 3,2.

Exercice complément de 8,43 à 10

À toi : trouve le complément de 8,43 à 10

Encore un autre exemple : si j’ai 8,43 plus combien égale 10 ? Toi derrière ton écran, essaie de trouver la réponse. Écris-la sur ton ardoise ou ta feuille. Mets pause.

Réponse

On avance tranquillement. D’abord, de 8,43 à 8,50, il manque 0,07. Ensuite, de 8,50 à 9, il manque 0,5. Et de 9 à 10, il manque 1. On additionne 0,07 + 0,50 + 1 = 1,57. Donc, 8,43 + 1,57 = 10. Le complément de 8,43 à 10 est 1,57.

Correction du complément de 8,43 à 10
Différence entre 0,8 et 0,08 pour calculer un complément

Attention à 0,8 et 0,08

Regarde, j’ai trouvé que le complément de 0,8 à 1 est 0,2. Et donc, pour 0,08 à 1, c’est aussi 0,2. Ah non, c’est un piège classique ! 0,8 égale 8/10, alors que 0,08 égale 8/100. Ce n’est pas la même chose.

Pour 0,8 à 1, il manque effectivement 0,2. Mais pour 0,08 à 1, il manque 0,92, car 0,08 + 0,92 = 1. Il faut toujours faire attention à la place des chiffres après la virgule.

Calculer une soustraction avec le complément d’un nombre décimal

Utiliser les compléments pour calculer une soustraction

Les compléments servent aussi à calculer certaines soustractions plus facilement. Par exemple, 1 – 0,36. Au lieu de poser l’opération, on peut chercher 0,36 + combien = 1.

De 0,36 à 0,40, il manque 0,04. De 0,40 à 1, il manque 0,6. Donc, 0,04 + 0,60 = 0,64. Alors, 1 – 0,36 = 0,64.

Exercices sur les compléments à 1

Exercices sur le complément d’un nombre décimal

À toi maintenant, derrière ton écran. Tu peux essayer de trouver tous les compléments à 1. Tu fais ça sur une ardoise ou une feuille. Mets pause.

Réponse

Voici les réponses et les schémas pour t’expliquer comment j’ai trouvé chaque réponse. Tu peux mettre pause et comparer avec ce que tu avais écrit en vérifiant bien tous les calculs.

Correction des exercices sur les compléments à 1
Exercices sur les compléments à 10

Maintenant, je te propose de trouver le complément à 10. Mets pause.

Réponse

Voici également les réponses et les schémas pour expliquer d’où viennent mes réponses. Comme avant, tu compares en prenant tout ton temps.

Correction des exercices sur les compléments à 10
Exercices de soustractions avec les compléments

Pour le dernier exercice, voici des soustractions. Je te propose d’utiliser les compléments pour calculer et trouver les réponses. Mets pause.

Réponse

Voici les additions à trous qui t’aident à trouver les réponses, ainsi que les résultats. Compare-les avec ce que tu avais trouvé en étant bien concentré.

Correction des soustractions avec les compléments
Résumé sur le complément d’un nombre décimal

Résumé : calculer le complément d’un nombre décimal

Je récapitule. Pour calculer un complément, on cherche ce qu’il manque pour atteindre un nombre. On peut avancer par étapes en passant par un nombre rond. Il faut toujours faire attention à la place des chiffres après la virgule. Grâce au complément, certaines soustractions deviennent beaucoup plus faciles à calculer.

Fiche d’exercices sur le complément d’un nombre décimal

Outro et Fiche d’exercices sur le complément d’un nombre décimal

Dans cette vidéo, tu as appris à calculer le complément d’un nombre décimal à l’unité ou à la dizaine supérieure. Tu pourras continuer à t’entraîner avec la fiche disponible sur le site maitrelucas.fr, sous cette vidéo. À bientôt.

Catégories
CM1 CM2 Maths

Décrire et tracer des cercles

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Leçons suggérées

Fiche d’exercices

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DESCRIPTION

Comment décrire et tracer des cercles ?

Destinée aux élèves de CM1 et de CM2 (cycle 3), cette vidéo fait le tour du cercle et de tout le vocabulaire qui l’accompagne, un chapitre essentiel de la géométrie. Je commence par rappeler ce qu’est un cercle, cette ligne courbe fermée dont tous les points se trouvent à la même distance d’un point central appelé le centre. Cette distance, c’est le rayon, que je compare au rayon d’un vélo pour parler aux enfants. À partir de là, je définis clairement le rayon, ce segment qui relie le centre à un point du cercle, puis le diamètre, qui passe par le centre et relie deux points en étant toujours deux fois plus long que le rayon.

J’enrichis ensuite le vocabulaire des élèves avec les mots qui gravitent autour du cercle. Le disque désigne la surface à l’intérieur du cercle, le demi-cercle en est la moitié découpée par un diamètre, et l’arc de cercle correspond à une portion de la ligne courbe. Je montre aussi comment tracer un cercle au compas, en plaçant la pointe sur le centre et en ouvrant l’instrument à la longueur du rayon. J’insiste tout particulièrement sur une erreur très fréquente que je tiens à désamorcer, celle qui consiste à ouvrir le compas à la longueur du diamètre. Pour tracer un diamètre de 6 cm, il faut ouvrir le compas à 3 cm seulement, car on règle toujours le compas sur le rayon.

La vidéo enchaîne ensuite plusieurs entraînements où votre enfant met la vidéo sur pause pour chercher seul. Il repère d’abord le bon mot dans des phrases, puis il complète des égalités entre rayon et diamètre pour bien intégrer que l’un est le double de l’autre, et il termine par une série de tracés au compas. Ce passage à la manipulation est précieux, car c’est en traçant soi-même un cercle, un demi-cercle ou un arc que ces notions deviennent vraiment solides dans la tête des enfants.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Manipuler le compas

La géométrie du cercle demande surtout de la manipulation, et vous pouvez aider votre enfant simplement en veillant à ce qu’il s’entraîne à tracer, calmement et avec soin. Le compas déroute souvent au début, car il glisse, s’ouvre tout seul ou déchire un peu la feuille. Si votre enfant s’agace, rassurez-le, car ce geste se maîtrise avec la pratique. Vous pouvez lui proposer de tracer quelques cercles pour le plaisir, sans consigne particulière, juste pour apprivoiser l’outil et gagner en assurance avant de s’attaquer aux exercices.

Le point qui mérite le plus votre attention reste la confusion entre rayon et diamètre, car c’est là que la plupart des erreurs se glissent. Vous pouvez aider votre enfant à retenir que le diamètre est toujours le double du rayon en le lui faisant verbaliser à voix haute avec ses propres exemples. S’il doit tracer un cercle d’un diamètre donné, prenez le temps de lui faire calculer d’abord le rayon avant de toucher le compas. Ce petit réflexe lui évitera l’erreur la plus courante et ancrera durablement la relation entre les deux.

Compétences acquises

  1. Comprendre qu’un cercle est une ligne courbe fermée dont tous les points sont à égale distance du centre.
  2. Distinguer et définir le rayon, le diamètre, le disque, le demi-cercle et l’arc de cercle, en sachant que le diamètre est le double du rayon.
  3. Tracer un cercle au compas en l’ouvrant à la longueur du rayon, sans commettre l’erreur d’ouvrir à la longueur du diamètre.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CM1 (Cours moyen 1ère année)

CM2 (Cours moyen 2ème année)

Matière

Maths, Mathématiques

Cours

Espace et géométrie, construire des figures géométriques

Décrire et tracer des cercles

Donc, si je veux un diamètre de 6, j’ouvre mon compas à 6 et je…
Attends, si tu ouvres ton compas à 6 cm, ton diamètre ne sera pas de 6 cm, mais sera de 12 cm.
Mais attends, quoi ? Ça veut dire quoi ? Mais alors mon rayon… Mais en fait, c’est quoi le diamètre exactement ?
Rayon, diamètre, ne bouge pas, je vais tout expliquer.

Introduction décrire et tracer des cercles CM1 CM2
C'est quoi un cercle ?

C’est quoi un cercle ?

Tout d’abord, je rappelle qu’un cercle, c’est une ligne courbe fermée. Tous les points de cette ligne sont à la même distance d’un point central qu’on appelle le centre du cercle. Par exemple, si le centre est le point O, tous les points du cercle sont à la même distance de O. Cette distance, c’est le rayon. En fait, le rayon d’un cercle, c’est un peu comme le rayon d’un vélo.

C'est quoi un rayon ?

C’est quoi un rayon ?

Le rayon, c’est un segment qui relie le centre à un point du cercle. Par exemple, si je trace le segment [OA], que je mets entre crochets pour dire segment, alors [OA] est un rayon.

C'est quoi un diamètre ?

C’est quoi un diamètre ?

Un diamètre, c’est un autre segment qui passe par le centre et qui relie deux points du cercle. Il est deux fois plus long que le rayon. Donc, si le rayon mesure 4 cm, le diamètre fait 8 cm.

cercle disque demi cercle diamètre

Le disque, le demi cercle et l’arc de cercle

Pour ne pas se tromper, on peut utiliser un tableau de proportionnalité. Il permet de calculer toutes les longueurs de façon organisée. Regarde, par exemple, pour agrandir une figure par 3, je fais un tableau. Pour ma figure de départ, j’ai deux carreaux. La figure agrandie, j’ai 6 carreaux. J’ai fait × 3. Si j’ai 4 carreaux, ça devient 12 carreaux. Si j’ai 6 carreaux, ça devient 18 carreaux. On multiplie chaque valeur par 3.

Comment on trace un cercle ?

Comment on trace un cercle ?

Eh bien, on prend un compas, on place la pointe sur le centre et l’on ouvre le compas à la longueur du rayon. Puis on tourne et voilà, on obtient un cercle.
OK, donc si je veux tracer un diamètre de 6 cm, je prends le compas et je l’ouvre à 6 cm.
Ah non, attention, c’est une erreur fréquente. Si tu ouvres le compas à 6 cm, tu traces un rayon de 6 cm, pas un diamètre. Si tu veux un diamètre de 6 cm, il faut ouvrir le compas à 3 cm, car le rayon est la moitié du diamètre. On n’ouvre jamais le compas à la longueur du diamètre, toujours à celle du rayon.

Exercices décrire et tracer un cercle CM1 CM2

Exercices sur décrire et tracer un cercle

Allez, à toi maintenant, derrière ton écran. Premier exercice, entoure le bon mot dans chaque phrase. Mets pause.

Réponse

Un cercle, c’est une ligne courbe. Le segment qui relie le centre à un point du cercle est le rayon. Le segment qui relie deux points du cercle en passant par le centre est le diamètre. La surface délimitée par un cercle s’appelle un disque. La moitié d’un cercle est un demi-cercle.

Corrigé
Calculer le rayon et le diamètre exercices CM1 CM2

Maintenant, je te propose de compléter les égalités entre rayons et diamètres. Mets pause.

Réponse

Si le rayon mesure 4 cm, le diamètre mesure 8 cm, puisque le diamètre est le double du rayon. Donc, si le diamètre, cette fois-ci, mesure 12 cm, le rayon mesure 6 cm. Si le rayon mesure 3,5 cm, le diamètre mesure 7 cm. Si le diamètre mesure 18 cm, le rayon mesure 9 cm. Et si le rayon mesure 0,7 cm, le diamètre mesure 1,4 cm. Mets pause et compare avec ce que tu avais écrit.

Réponse
Exercices tracer des cercles, demi cercles ... CM1 CM2

Pour le dernier exercice, je te propose de réaliser les tracés suivants sur une feuille blanche. D’abord, trace un cercle de centre A et de rayon 5 cm. Ensuite, trace un diamètre de 8 cm, puis tu construis le demi-cercle. Ensuite, tu traces un cercle de centre B et de rayon 3 cm. Tu traces un arc de cercle entre deux points du cercle. Puis tu traces un rayon de 4 cm à partir du point C. Puis tu traces le cercle complet et, enfin, tu traces deux cercles de centres différents, mais avec le même rayon de 2 cm. Mets pause.

Réponse

D’abord, je trace un cercle de centre A et de rayon 5 cm. Donc, je trace un point A. J’ouvre mon compas à 5 cm. Je mets la pointe sur A et je le trace.
Ensuite, trace un diamètre de 8 cm. Voilà. Puis je construis le demi-cercle. Donc, j’ouvre mon compas à 4 cm, à la taille du rayon, et je trace le demi-cercle, pas le cercle.
Puis je trace un cercle de centre B et de rayon 3 cm. Voilà. Ensuite, je trace un arc de cercle entre deux points du cercle, n’importe lesquels. Voilà.
Je trace un rayon de 4 cm à partir du point C. Voilà. Puis je trace le cercle complet. Ensuite, je trace deux cercles de centres différents, mais avec le même rayon de 2 cm.

Réponse
Résumé décrire et tracer un cercle CM1 CM2

Résumé décrire et tracer un cercle

Je récapitule. Un cercle est une ligne courbe fermée. Tous ses points sont à la même distance du centre. Le rayon relie le centre à un point du cercle. Le diamètre passe par le centre et relie deux points du cercle. Il est deux fois plus long que le rayon. Le disque est l’intérieur du cercle. Un demi-cercle est la moitié d’un cercle découpé par un diamètre et un arc de cercle est une portion de la courbe du cercle.

Outro tracer et décrire un cercle CM1 CM2

Outro et fiche d’exercices pour décrire et tracer un cercle

Maintenant, tu sais mieux ce que sont les cercles, les demi-cercles, les rayons, les diamètres, les disques, etc. Tu pourras continuer à t’entraîner dans quelques jours avec cette fiche qui est sur le site maitrelucas.fr, sous cette vidéo.

Catégories
CE2 CM1 CM2 Enseignement moral et civique

Les troubles d’apprentissage

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Leçons suggérées

 

DESCRIPTION

Qu’est ce qu’un trouble d’apprentissage ?

Cette vidéo est à destination des élèves du CE2 au CM2 (cycle 2 et 3). Avec cette vidéo, je veux aider les élèves à comprendre une chose essentielle. Tous les cerveaux n’apprennent pas de la même façon, et c’est parfaitement normal. Certains enfants retiennent vite ce qu’ils entendent, d’autres ont besoin de voir, d’autres encore trouvent la lecture fatigante même en fournissant beaucoup d’efforts. J’explique aux enfants que ces différences n’ont rien à voir avec de la paresse ou un manque de volonté. Le cerveau emprunte simplement parfois un autre chemin pour accomplir le même travail.

J’aborde avec douceur la question des troubles des apprentissages, comme la dyslexie, en rappelant qu’en moyenne un ou deux enfants sont concernés dans chaque classe. Mon but est de montrer aux élèves que ce n’est ni rare ni étrange. Pour rendre tout cela concret, je raconte l’histoire des lunettes. Un enfant qui voit flou reçoit des lunettes, et personne ne trouve cela injuste. C’est exactement la même idée pour un ordinateur, un temps supplémentaire ou des exercices adaptés. Ce sont les lunettes de ceux qui apprennent autrement, et elles ne servent qu’à remettre tout le monde au même point de départ.

Pour rendre tout cela concret, je propose aux élèves des phrases toutes prêtes qu’ils répètent à voix haute avec moi, afin qu’elles sortent naturellement le jour de la rentrée. Je leur apprends à aller vers quelqu’un pour demander à jouer, et à engager la conversation avec une question facile. J’aborde aussi une peur très fréquente, celle de se faire dire non. Je les rassure en leur expliquant que cela arrive à tout le monde, même aux enfants les plus populaires, et qu’un refus ne signifie jamais qu’on n’est pas sympathique, mais simplement pas ce jeu ou pas ce moment.

Je termine en donnant aux enfants un vrai rôle à jouer. J’explique que se moquer d’un camarade qui bénéficie d’un aménagement blesse bien plus que le trouble lui-même, et je rassure aussi les enfants concernés en leur disant qu’ils ont le droit de porter leurs lunettes la tête haute. C’est une vidéo qui parle autant de mathématiques ou de lecture que de respect et de regard sur l’autre.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Un sujet à aborder à la maison

Cette vidéo touche à un sujet délicat, et vous pouvez prolonger le message à la maison avec des mots simples. Si votre enfant vous parle d’un camarade qui a un ordinateur ou plus de temps pour les évaluations, saisissez l’occasion d’en discuter tranquillement. Vous pouvez lui demander ce qu’il en pense, écouter ce qu’il ressent, puis reprendre l’image des lunettes qui remet chacun à égalité. Les enfants comprennent souvent très vite cette idée quand on la relie à quelque chose de concret qu’ils connaissent déjà.

Si c’est votre propre enfant qui bénéficie d’un aménagement, votre regard compte plus que tout. Quand vous lui montrez que son ordinateur ou son temps supplémentaire est une aide normale et non une faveur gênante, vous l’aidez à l’accepter sereinement. Beaucoup d’enfants concernés fournissent en réalité plus d’efforts que les autres pour arriver au même résultat, et le leur rappeler leur donne une vraie confiance.

Faites attention aussi aux petites phrases du quotidien. Dire à un enfant qu’il est paresseux parce qu’il lit lentement peut le marquer longtemps, alors qu’il traverse peut-être une difficulté réelle. En cas de doute, parlez-en avec l’enseignant de votre enfant, qui saura vous orienter. L’important est que votre enfant grandisse en sachant qu’apprendre autrement n’a jamais voulu dire apprendre moins bien.

Compétences acquises

  1. Comprendre que tous les cerveaux n’apprennent pas de la même manière et que ces différences sont normales.
  2. Distinguer l’égalité stricte de la justice, en saisissant que traiter chacun équitablement revient à lui donner ce dont il a besoin pour réussir.
  3. Adopter un regard bienveillant envers les camarades qui bénéficient d’un aménagement, sans moquerie ni jugement.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CE2 (Cours élémentaire 2e année)

CM1 (Cours moyen 1ère année)

CM2 (Cours moyen 2e année)

Matière

Enseignement civique et moral

Cours

Trouble d’apprentissage

Les troubles d’apprentissage

Maître Lucas, ce n’est pas juste. Sofiane, il a un ordinateur pour écrire et moi, je dois écrire à la main. Pourquoi il a le droit et pas moi ?
C’est une très bonne question et je crois qu’elle mérite qu’on s’arrête dessus tous ensemble. Alors, je vous la retourne, à toi et à toi derrière ton écran. D’après vous, est-ce que donner la même chose à tout le monde, c’est toujours ça, être juste ?

Introduction les troubles d'apprentissage CE2 CM1 CM2
les cerveaux fonctionnent différement

Il faut savoir une chose, et c’est vrai pour les adultes comme pour les enfants. Nos cerveaux ne fonctionnent pas tous exactement de la même manière. Certains retiennent très vite ce qu’ils entendent, d’autres ont besoin de voir pour comprendre. Certains lisent facilement, d’autres trouvent la lecture beaucoup plus fatigante, même en travaillant très fort.

les chemins dans le cerveau

Les différences dans le cerveau

Ces différences, ce ne sont pas des caprices et ce n’est pas de la paresse. C’est juste que le cerveau prend parfois un autre chemin pour faire le même travail. Et pour certains enfants, cette différence est assez importante pour qu’on lui donne un nom. On parle alors de troubles des apprentissages, comme la dyslexie, ou de troubles de l’attention. Dans ta classe, en moyenne, un ou deux enfants sont concernés. Autrement dit, ce n’est ni rare ni bizarre.

Exemple des lunettes

Pour comprendre pourquoi on n’aide pas tout le monde de la même façon, je vais te raconter une histoire toute simple : celle des lunettes. Imagine deux enfants au fond de la classe. Le premier voit très bien le tableau, le deuxième, lui, voit flou. Alors, on lui donne des lunettes. Est-ce que c’est de la triche ? Est-ce qu’on l’avantage ? Non, bien sûr que non. On lui donne juste ce qu’il faut pour qu’il voie le tableau comme les autres. Sans les lunettes, il partirait perdant. Avec elles, il repart à égalité.

Les troubles d'apprentissage différents

L’ordinateur de Sofiane, le temps en plus qu’on donne parfois, les exercices un peu différents, c’est exactement pareil. Ce sont les lunettes de ceux qui apprennent autrement. Ça ne les rend pas meilleurs que les autres, ça les remet simplement au même point de départ.

Alors, être juste, est-ce que c’est donner exactement la même chose à tout le monde ? La réponse est non. Être juste, c’est donner à chacun ce dont il a besoin pour réussir. Parfois, ce sera la même chose pour tous et parfois non. Donner des lunettes à celui qui voit flou, ce n’est pas voler quelque chose à celui qui voit bien.

troubles d'apprentissage les aménagements

Les aménagements pour les troubles d’apprentissage

Maintenant que tu sais ça, tu as un vrai rôle à jouer. Quand un élève de ta classe a un aménagement, tu n’as pas besoin de dire que c’est injuste ni de te moquer, parce que ce qui blesse le plus un enfant qui apprend autrement, ce n’est pas son trouble, c’est souvent le regard des autres.

trouble d'apprentissage que faire

Et si c’est toi qui as un ordinateur, du temps en plus ou des exercices différents, écoute-moi bien. Ça ne veut pas dire que tu es moins intelligent. Ça ne veut pas dire que tu travailles moins que les autres. Bien souvent, c’est même l’inverse. Tu fournis plus d’efforts pour arriver au même endroit. Ton aménagement, ce sont tes lunettes à toi. Tu as le droit de les porter la tête haute.

Résumé les troubles d'apprentissage CE2 CM1 CM2

Résumé sur les troubles d’apprentissage

Donc voilà ce qu’il faut retenir pour aujourd’hui. Tous les cerveaux n’apprennent pas de la même façon et c’est normal. Être juste, ce n’est pas donner la même chose à tout le monde. C’est donner à chacun ce dont il a besoin. Un aménagement, c’est comme une paire de lunettes. Ça remet à égalité. Ça n’avantage personne.

Le plus grand cadeau qu’on puisse faire à un camarade qui apprend autrement, c’est de le regarder comme un enfant ordinaire, parce qu’il l’est.

Outro les troubles d'apprentissage CE2 CM1 CM2

Outro les troubles d’apprentissage

Dans les prochaines vidéos de cette série, on va découvrir différents troubles. Et la prochaine question que l’on va se poser est : c’est quoi, la dyslexie ? À très vite pour la suite.

Catégories
CM1 CM2 Français

Organiser son texte en paragraphe

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Leçons suggérées

 

Carte mentale Organiser son texte en paragraphe

Carte mentale Organiser son texte en paragraphe CM1 CM2

DESCRIPTION

Comment organiser son texte en paragraphes ?

Cette vidéo apprend aux élèves de CM1 et de CM2 (cycle 3) à organiser leurs écrits grâce aux paragraphes, une compétence qui rend tout texte plus clair et plus agréable à lire. J’explique aux enfants qu’un paragraphe est un groupe de phrases qui parlent d’une même idée, et qu’à chaque nouvelle idée, nouveau lieu, nouveau moment ou nouveau personnage qui agit, on commence un nouveau paragraphe. Je montre que ce découpage fonctionne aussi bien dans une histoire, avec un paragraphe pour le début, un pour l’événement important et un pour la fin, que dans un texte documentaire, où chaque paragraphe traite d’un aspect différent comme l’habitat, l’alimentation ou les dangers d’un animal.

Je donne ensuite aux élèves les repères concrets qui signalent un nouveau paragraphe, le retour à la ligne et le petit retrait au début, comme une façon de dire au lecteur que l’on commence une nouvelle partie. J’insiste sur la règle essentielle qui veut que toutes les phrases d’un même paragraphe restent sur le même sujet, et que le moindre changement appelle un nouveau paragraphe. Pour rendre cela vivant, je travaille sur un court texte où l’on repère trois moments bien distincts, à la maison, dans le bus puis au centre de classe verte, ce qui aide les enfants à sentir intuitivement où placer les coupures.

La vidéo enchaîne plusieurs entraînements où votre enfant met la vidéo sur pause pour s’exercer. Il découpe d’abord un texte en paragraphes dans sa tête, puis il identifie le sujet de deux paragraphes documentaires sur le renard, et il termine par une vraie rédaction en racontant sa première journée d’école en au moins trois paragraphes. Ce passage à l’écriture est précieux, car c’est en organisant lui-même ses propres idées que l’enfant s’approprie vraiment la notion, bien plus qu’en observant un exemple tout fait.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Rendre visible les paragraphes

Vous pouvez aider votre enfant à progresser en écriture sans jamais transformer cela en corvée, simplement en rendant visible cette notion de paragraphe dans ce qu’il lit et écrit déjà. Une des choses les plus simples, c’est d’ouvrir avec lui un livre ou un article qu’il apprécie et de lui faire remarquer que le texte n’est pas d’un seul bloc. En lui demandant pourquoi l’auteur a choisi de commencer un nouveau paragraphe à tel endroit, vous l’amenez à comprendre de lui-même que chaque bloc correspond à une nouvelle idée.

Quand votre enfant écrit, que ce soit une petite histoire, une carte postale ou le récit de sa journée, vous pouvez l’encourager à réfléchir avant de se lancer. Lui demander de combien de moments différents il veut parler l’aide à voir naturellement combien de paragraphes il lui faudra. Cette petite habitude de planifier avant d’écrire vaut souvent mieux qu’une correction faite une fois le texte terminé, car votre enfant apprend à organiser sa pensée dès le départ.

Si son texte part un peu dans tous les sens, évitez de le refaire à sa place. Vous pouvez plutôt lui relire son texte à voix haute et lui demander à quel moment on change d’idée ou de lieu. Bien souvent, en s’entendant, il repère lui-même l’endroit où il aurait dû sauter une ligne, et cette découverte reste bien plus solide qu’une remarque venue de vous.

Compétences acquises

  1. Comprendre qu’un paragraphe regroupe des phrases qui parlent d’une même idée.
  2. Repérer les changements d’idée, de lieu, de moment ou de personnage pour commencer un nouveau paragraphe.
  3. Rédiger un texte clair en l’organisant en plusieurs paragraphes séparés par un retrait ou un saut de ligne.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CM1 (Cours Moyen 1re année)

CM2 (Cours Moyen 2e année)

Matière

Français

Cours

Production d’écrits

Organiser son texte en paragraphes

Alors, tu en penses quoi de mon texte ? Je ne l’ai pas encore lu, mais tout est collé, tu n’as pas fait de paragraphe du tout. Faut faire des paragraphes ? Oui, pour mieux organiser ton texte, pour que ce soit plus clair. Attends, je t’explique.

Quand tu écris une histoire ou un texte, tu ne dois pas tout mettre à la suite. Il faut organiser tes idées. Et pour ça, on utilise des paragraphes.

Introduction Organiser son texte en paragraphe CM1 CM2
C'est quoi un paragraphe ?

C’est quoi un paragraphe ?

Un paragraphe, c’est un groupe de phrases qui parlent d’une même idée. À chaque nouvelle idée, nouveau lieu, nouveau moment ou nouveau personnage qui agit, on commence un nouveau paragraphe.

Organiser son texte en paragraphe exemple

Par exemple, si tu écris une histoire, tu pourrais avoir un paragraphe pour le début où tu présentes les personnages, un paragraphe pour le moment où il se passe quelque chose d’important, un paragraphe pour la fin, quand tout s’arrange.

Comment bien organiser son texte en paragraphe ?

Comment organiser son texte en paragraphes ?

Mais ça fonctionne aussi pour les textes documentaires. Un paragraphe pour parler de l’habitat d’un animal, un autre pour parler de son alimentation, un autre pour ses dangers, etc. Un paragraphe commence souvent par un petit retrait. On saute une ligne ou on laisse un espace au début. C’est un peu comme dire au lecteur : « Attention, je commence une nouvelle partie. »

Et surtout, dans un paragraphe, toutes les phrases doivent être sur le même sujet. Si tu passes à autre chose, il faut faire un nouveau paragraphe.

Exercices Organiser son texte en paragraphe CM1 CM2

Exercices sur organiser son texte en paragraphes

Démarrons tout de suite avec un exercice. Voici un texte. Je te propose d’ajouter un retour à la ligne et un retrait à chaque fois qu’on change de moment ou d’idée. Tu fais ça dans ta tête, bien entendu, pas sur l’écran. Mets pause.

Réponse

Je te lis le texte. Ce matin-là, Paul se leva très tôt. Il s’habilla en vitesse et descendit prendre son petit-déjeuner. Il était pressé, car aujourd’hui, il partait en classe verte. Ça, c’est le premier moment, lorsqu’il prend son petit-déjeuner, lorsqu’il est à la maison.
Ensuite, deuxième moment, donc je descends, je rajoute un retrait et je saute à la ligne. Dans le bus, il s’assit à côté de son meilleur ami. Ils discutèrent et rirent pendant tout le trajet. Ça, c’est un deuxième bloc, c’est une deuxième idée, un deuxième moment, c’est celui dans le bus.
Après deux heures de route, ils arrivèrent au centre. Les animateurs les attendaient devant la porte. Ils allaient passer une super semaine. Ça, c’est le troisième moment, donc on a trois paragraphes : un premier paragraphe à la maison, un deuxième dans le bus et un troisième au centre.
Évidemment, un paragraphe, c’est un peu plus long que ça. Il y a plusieurs phrases dans un paragraphe. Mais là, j’ai pris un texte court pour que l’exercice soit plus rapide.

Réponse
Exercices un paragraphe par catégorie CM1 CM2

Les deux paragraphes sont des paragraphes documentaires qui parlent de la vie du renard. Dans le premier paragraphe, on parle de son habitat et dans le second, de son alimentation.

Et maintenant, à toi de rédiger des paragraphes. Tu vas écrire un petit texte de six à huit lignes pour raconter ta première journée d’école. Tu organises ton texte en au moins trois paragraphes. Par exemple, le matin avant d’arriver à l’école, ton arrivée et la découverte de la classe et la fin de la journée. N’oublie pas, à chaque paragraphe, on saute une ligne ou on fait un petit retrait. Mets pause et tu peux faire ça sur une ardoise ou une feuille.

Réponse

Je vais te lire ce que j’ai écrit, mais bien évidemment, il y avait plein de possibilités.
Premier paragraphe, le matin, je me suis réveillé très tôt. J’étais un peu stressé, mais aussi très excité. J’ai pris mon petit-déjeuner en vitesse, puis je me suis habillé avec mes vêtements préférés. En partant, j’ai dit au revoir à mes parents qui m’ont encouragé.
Deuxième paragraphe, quand je suis arrivé devant l’école, il y avait plein d’enfants que je ne connaissais pas encore. La maîtresse nous a accueillis avec un grand sourire. Elle nous a montré la classe et nos places. J’ai découvert mon voisin de table qui avait l’air sympa.
Troisième paragraphe, à la fin de la journée, j’étais fatigué, mais content. J’avais déjà appris plein de choses et rencontré de nouveaux camarades. Je suis rentré à la maison avec le sourire. C’était une très belle première journée d’école.
Donc tu vois, à chaque paragraphe, on change de moment. Le premier paragraphe, c’est à la maison, le deuxième, c’est à l’école et le troisième, en fin de journée, à la maison.

Réponse
Résumé Organiser son texte en paragraphe CM1 CM2

Résumé organiser son texte en paragraphes

Donc, je récapitule. Un paragraphe, c’est un groupe de phrases qui parle d’une même idée. On commence un nouveau paragraphe quand on change d’idée, de moment, de lieu ou de personnage. On saute une ligne ou on fait un retrait pour bien montrer le début d’un paragraphe. Des paragraphes bien organisés rendent ton texte plus clair et plus agréable à lire.

Outro et carte mentale Organiser son texte en paragraphe CM1 CM2

Outro et carte mentale organiser son texte en paragraphes

Dans cette vidéo, tu as appris à organiser tes textes pour qu’ils soient plus clairs, plus lisibles grâce aux paragraphes. Tu pourras revoir la leçon sur cette carte mentale qui est sur le site maitrelucas.fr, sous cette vidéo. À plus.

 

Catégories
CM1 CM2 Maths

Les parenthèses dans les calculs

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Leçons suggérées

 

Fiche Exercices

Télécharge la fiche d’exercices pour approfondir la leçon :

DESCRIPTION

Comment utiliser les parenthèses dans les calculs ?

Cette vidéo s’adresse aux élèves de CM1 et de CM2, en plein cycle 3. Dans celle-ci, j’accompagne les élèves à la découverte des parenthèses dans les calculs. Je leur explique d’abord à quoi servent ces petits signes qui changent tout. Les parenthèses organisent les calculs et indiquent les priorités dans une suite d’opérations. La règle que je veux vraiment que les enfants retiennent, c’est que l’on effectue toujours en premier l’opération qui se trouve entre parenthèses, peu importe où elle se trouve dans la ligne.

Je montre aux élèves qu’avec les mêmes nombres et les mêmes signes, déplacer les parenthèses peut donner un résultat complètement différent. C’est une idée importante, car elle apprend aux enfants à être attentifs et à bien lire un calcul avant de se lancer. À travers plusieurs exemples, je les guide pas à pas pour qu’ils comprennent bien ce mécanisme.

J’aborde ensuite une utilisation très pratique des parenthèses. Elles permettent de regrouper des nombres pour former des dizaines ou des centaines entières et ainsi calculer beaucoup plus rapidement. Quand un enfant remarque par exemple que deux nombres se complètent pour faire cent, il gagne en aisance et prend confiance en lui. C’est une compétence qui rend le calcul mental plus fluide et plus agréable.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

“Et pourquoi tu commences par ce calcul ?”

Accompagner votre enfant dans l’apprentissage des parenthèses ne demande pas de compétences particulières en mathématiques. Il suffit souvent de profiter des moments du quotidien pour glisser un petit calcul ici ou là. Quand vous faites les courses par exemple, vous pouvez proposer à votre enfant de regrouper des prix pour arriver plus facilement à un nombre rond. S’il doit additionner sept euros, trois euros et quatre euros, invitez-le à remarquer que sept et trois font dix. Ce genre de réflexe se construit petit à petit, dans des situations concrètes, et il rend le calcul mental beaucoup plus naturel.

Une chose qui aide énormément, c’est de laisser votre enfant expliquer à voix haute comment il s’y prend. Quand il verbalise son raisonnement, il prend conscience de ce qu’il fait et il repère lui-même ses erreurs. Vous n’avez pas besoin de corriger tout de suite. Posez plutôt une question du type “et pourquoi tu commences par ce calcul”, et laissez-le chercher. C’est souvent en cherchant qu’il comprend vraiment, plus qu’en recevant la bonne réponse toute prête.

Si votre enfant se trompe sur la place des parenthèses, essayez de ne pas dramatiser. Une erreur est une occasion d’apprendre, pas un échec. Vous pouvez reprendre le calcul ensemble, tranquillement, et lui montrer comment un même calcul peut donner deux résultats différents selon l’endroit où l’on place les parenthèses. Cette découverte les surprend souvent et elle marque bien mieux les esprits qu’une longue explication.

Compétences acquises

  1. Comprendre que les parenthèses indiquent la priorité et que l’on effectue toujours en premier l’opération qu’elles contiennent.
  2. Reconnaître que déplacer les parenthèses dans un calcul modifie le résultat, même avec les mêmes nombres et les mêmes signes.
  3. Utiliser les parenthèses pour regrouper des nombres et former des dizaines ou des centaines entières afin de calculer plus rapidement.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

CM1 (Cours Moyen 1ère année)

CM2 (Cours Moyen 2ème année)

Matière

Mathématiques, Maths

Cours

Nombres et calculs

 

Les parenthèses dans les calculs

Hey, salut. Toi derrière ton écran, regarde ce calcul et dis-moi, c’est quoi la réponse à ton avis ? Mets pause et donne-moi la réponse.
Attends, moi, je sais, ça fait 14.
Comment as-tu trouvé 14 ?
Ben, j’ai fait 3 + 4, ça fait 7 et ensuite 7 × 2, ça fait 14.
Quand il y a un mélange de calculs, c’est la multiplication qu’il faut faire en premier. Donc d’abord 4 × 2. Mais si tu veux commencer par 3 + 4, il faut alors mettre des parenthèses ici.
Des parenthèses ? On utilise aussi des parenthèses en maths. Mais ça sert à quoi ?
Ça donne la priorité au calcul entre parenthèses. Je t’explique.

Introduction les parenthèses dans les calculs CM1 CM2
A quoi servent les parenthèses dans les calculs ?

A quoi servent les parenthèses dans les calculs ?

Les parenthèses servent à organiser les calculs et à indiquer les priorités dans une suite d’opérations. Et la règle la plus importante à retenir, c’est que dans un calcul, on effectue toujours en premier les opérations qui se trouvent entre parenthèses.

 

Exemple

Si, dans ce calcul, je mets les parenthèses ici, je fais d’abord 4 × 2, ça fait 8. 3 + 8, ça fait 11. On fait d’abord le calcul qui est entre parenthèses. D’ailleurs, on verra plus tard, mais la multiplication se fait toujours en priorité.

Si je mets les parenthèses ici, je fais d’abord 3 + 4, ça fait 7. 7 × 2, ça fait 14. J’ai d’abord fait 3 + 4, car je fais d’abord ce qu’il y a entre parenthèses. Tu vois, les mêmes nombres, les mêmes signes, mais les parenthèses changent tout.

Comment utiliser les parenthèses dans les calculs ?

Je te montre un autre exemple. Si tu as (8 – 5) × (4 + 3), tu fais d’abord les parenthèses. Donc d’abord 8 – 5, ça fait 3. Ensuite x (4 + 3), ça fait 7. Donc 3 × 7, ça fait 21. J’ai d’abord fait les opérations entre parenthèses.

Les parenthèses pour regrouper les calculs CM1 CM2

Les parenthèses pour regrouper les calculs

Les parenthèses peuvent aussi servir à quelque chose de très pratique. Elles permettent de regrouper des nombres pour former des dizaines ou des centaines entières et ainsi calculer plus facilement. Par exemple, 46 + 17 + 4. On pourrait calculer de gauche à droite, mais c’est plus malin de remarquer que 46 + 4 = 50. Alors, on regroupe entre parenthèses 46 + 4. 46 + 4 = 50. 50 + 17 = 67. C’est beaucoup plus rapide, non ? On appelle ça regrouper des nombres pour faciliter le calcul.

Exemple

De la même manière, si tu as 840 + 300 + 700, tu vois que 300 + 700, ça fait 1 000. Donc tu les mets ensemble entre parenthèses. 1 000 + 840 = 1 840.

Exercices les parenthèses dans les calculs CM1 CM2

Exercices sur les parenthèses dans les calculs

Commençons tranquillement avec quelques calculs qui contiennent des parenthèses. Pour chaque calcul, tu effectues d’abord l’opération entre parenthèses, puis tu termines le calcul. Mets pause.

Réponse

Je corrige. D’abord, 4 + 3, ça fait 7. 7 × 2, ça fait 14.
Ensuite, 4 + (3 × 2). Je fais d’abord 3 × 2, ça fait 6. 4 + 6, ça fait 10.
Puis (10 – 4) + 5. Je fais d’abord 10 – 4, ça fait 6. 6 + 5, 11.
Puis 10 – (4 + 5). Je fais d’abord 4 + 5, ça fait 9. 10 – 9, ça fait 1.
Puis (6 × 3) – 8. 6 × 3, ça fait 18. 18 – 8, ça fait 10.
Puis 6 × (3 – 8). 3 – 8. On ne peut pas encore faire ce calcul. On peut le faire, mais pas encore dans ta classe. Si tu obtiens une soustraction impossible, c’est que les parenthèses ne sont pas bien placées. Mets pause et compare avec ce que tu avais trouvé.

Corrigé
Exercices placer les parenthèses dans le calcul CM1 CM2

Cette fois, c’est toi qui décides où placer les parenthèses. Pour chaque calcul, tu les places au bon endroit pour obtenir le résultat indiqué. Donc tu recopies d’abord le calcul, ensuite tu places tes parenthèses. Mets pause.

Réponse

Premier calcul. Pour trouver 30, il fallait mettre les parenthèses autour de 5 + 5, puisque 5 + 5, ça fait 10 et 3 × 10, ça fait 30.
Ensuite, pour trouver 20, autour de 3 × 5. 3 × 5, 15 + 5, 20.
Puis autour de 24 – 4. 24 – 4, ça fait 20. × 2, ça fait 40.
Puis autour de 4 × 2. 4 × 2, ça fait 8. 24 – 8, ça fait 16.
Puis autour de 30 + 10. 30 + 10, ça fait 40. × 2, ça fait 80.
Puis autour de 10 × 2. 10 × 2, ça fait 20. 30 + 20, ça fait 50. Mets pause et compare avec ce que tu avais écrit.

Réponse
Exercices faites le calcul en prenant en compte les parenthèses

Maintenant, je te propose de faire ces calculs, mais avant, tu dois repérer quels nombres se regroupent bien pour former une dizaine ou une centaine. Puis d’utiliser les parenthèses pour montrer ce regroupement. Mets pause.

Réponse

Premier calcul, tu regroupes 43 et 7, ça fait 50. 50 + 42, 92.
Ensuite, tu regroupes 19 et 81, ça fait 100. 100 + 55, 155.
Puis tu regroupes 35 + 65, ça fait 100. 100 + 126, 226.
Puis tu regroupes 48 + 52, ça fait 100. 100 + 230, ça fait 330.
Puis, il y avait deux regroupements. 17 + 3, ça fait 20. 46 + 4, ça fait 50. 20 + 50, 70.
Ensuite, tu regroupes 310 + 190. 310 + 90, ça fait 400. + 100, 500. + 95, ça fait 595. Mets pause et compare.

Corrigé
Résumé les parenthèses dans les calculs

Résumé sur les parenthèses dans les calculs

Je récapitule. Les parenthèses organisent les calculs et indiquent les priorités dans une suite d’opérations. Dans un calcul, on effectue toujours en premier l’opération qui se trouve entre parenthèses, peu importe où elle se trouve dans la ligne. Changer la position des parenthèses peut donner un résultat complètement différent avec les mêmes nombres et les mêmes signes. On peut aussi utiliser les parenthèses pour regrouper des nombres intelligemment et former des dizaines ou des centaines entières, ce qui rend le calcul beaucoup plus rapide.

outro et fiche d'exercices les parenthèses dans les calculs

Fiche d’exercices et outro

Dans cette vidéo, tu as donc vu que les parenthèses ont la priorité. Il faut d’abord faire le calcul entre parenthèses. Tu pourras continuer à t’entraîner avec cette fiche qui est sur le site maitrelucas.fr, sous cette vidéo. À plus.

Catégories
CP CE1 CE2 CM1 CM2 Enseignement moral et civique

Je suis nul

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Leçons suggérées

 

DESCRIPTION

Pourquoi je pense que je suis nul ?

Cette vidéo s’adresse aux élèves de l’école élémentaire, du CP au CM2, car la peur de ne pas y arriver et le sentiment d’être nul peuvent toucher n’importe quel enfant du primaire, quel que soit son niveau.

Dans cette vidéo, je réponds à une phrase que beaucoup d’élèves se disent au fond d’eux, je crois que cette année je vais être nul. Je commence par leur transmettre une idée essentielle, se sentir nul, ce n’est pas être nul, c’est un sentiment, et un sentiment ne dit pas la vérité. Mon objectif est de leur montrer quelque chose sur leur cerveau que presque personne ne leur a expliqué, pour qu’après cette vidéo, ils ne voient plus jamais le mot nul de la même façon.

Je leur explique de façon imagée comment fonctionne leur cerveau. Quand ils apprennent quelque chose de nouveau, leur cerveau fabrique un petit chemin entre ses cellules, et ce chemin est d’abord tout fin, difficile à emprunter. C’est précisément à ce moment qu’ils se sentent nuls, alors que c’est en réalité le signe que le chemin se construit. Je leur montre qu’à force de s’entraîner, ce chemin s’élargit jusqu’à devenir une grande route, exactement comme apprendre le vélo ou lire son prénom, difficile au début puis évident avec le temps.

Pour rendre tout cela concret, je propose aux élèves des phrases toutes prêtes qu’ils répètent à voix haute avec moi, afin qu’elles sortent naturellement le jour de la rentrée. Je leur apprends à aller vers quelqu’un pour demander à jouer, et à engager la conversation avec une question facile. J’aborde aussi une peur très fréquente, celle de se faire dire non. Je les rassure en leur expliquant que cela arrive à tout le monde, même aux enfants les plus populaires, et qu’un refus ne signifie jamais qu’on n’est pas sympathique, mais simplement pas ce jeu ou pas ce moment.

J’insiste ensuite sur le point le plus important, se tromper, ce n’est pas raté. Quand ils font une erreur et qu’ils comprennent pourquoi, c’est le moment où leur cerveau travaille le plus fort, et leurs erreurs deviennent le carburant qui construit ces chemins. Je leur transmets ainsi l’idée que leur intelligence n’est pas figée, que personne n’est nul pour toujours ni fort pour toujours, et que chacun se trouve simplement plus ou moins loin sur son chemin.

Pour finir, je propose aux élèves un petit test en direct avec trois mots à mémoriser puis à retrouver les yeux fermés, ce qui leur permet de voir leur cerveau fonctionner et de découvrir le rappel actif. Je leur donne alors un conseil précieux pour toute l’année, plutôt que de relire dix fois une leçon, fermer le cahier et essayer de se souvenir seul, même en se trompant, car c’est ainsi que leur cerveau devient fort. Je conclus en leur rappelant qu’être au début du chemin, ce n’est pas la fin de l’histoire, mais le meilleur endroit pour commencer.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Expliquer que c’est un sentiment

Vous pouvez énormément aider votre enfant à croire en ses capacités, et cela commence par la façon dont vous accueillez ses moments de découragement. Quand votre enfant dit qu’il est nul, il est tentant de le rassurer aussitôt en lui affirmant le contraire, mais vous pouvez aller plus loin en lui expliquant que ce sentiment est normal et qu’il signale simplement qu’il est en train d’apprendre quelque chose de difficile. Il comprend ainsi que se sentir nul et être nul sont deux choses très différentes.

Une des idées les plus utiles à transmettre à la maison concerne l’erreur. Beaucoup d’enfants pensent qu’une faute est la preuve de leur incompétence, alors que c’est au contraire le moment où le cerveau apprend le plus. Si votre enfant se trompe, vous pouvez éviter de dramatiser et l’inviter plutôt à comprendre pourquoi. En valorisant ce qu’il retire de son erreur plutôt que l’erreur elle-même, vous lui apprenez que se tromper fait partie du chemin.

Enfin, faites attention aux mots qui figent, comme il est doué en maths ou il n’est pas fait pour les langues. Même dits avec tendresse, ils enferment l’enfant dans une case. Vous pouvez plutôt souligner ses progrès et ses efforts, en lui montrant que ses capacités se construisent avec l’entraînement. En lui rappelant qu’il est simplement au début d’un chemin qu’il construit lui-même, vous lui offrez la confiance dont il a besoin pour persévérer.

Compétences acquises

  1. Comprendre que se sentir nul est un sentiment passager et non une vérité sur ses capacités.
  2. Percevoir l’erreur comme un moteur d’apprentissage grâce à l’idée que l’intelligence n’est pas figée.
  3. Adopter le rappel actif en fermant le cahier et en se testant seul plutôt qu’en relisant plusieurs fois.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

Ecole primaire CP CE1 CE2 CM1 CM2

Matière

Enseignement civique et moral

Cours

La confiance en soi

Je suis nul

Maître Lucas, je crois que cette année, je vais être nul.
Attends, quoi ?
Bah, j’ai peur d’être nulle, genre de rien comprendre.
Déjà, sache une chose : ce que tu ressens, beaucoup d’enfants le ressentent. Se sentir nul, ce n’est pas être nul, c’est un sentiment. Et un sentiment, ce n’est pas la vérité. Si toi aussi, derrière ton écran, il t’arrive de penser ça : « Je suis nul, je n’y arriverai pas. » Alors reste bien jusqu’au bout parce que je vais te montrer quelque chose sur ton cerveau que presque personne ne t’a expliqué et, après ça, tu ne verras plus le mot « nul » de la même façon.

Introduction je suis nul CP CE1 CE2 CM1 CM2
Les connections dans le cerveau

Comment fonctionne ton cerveau ?

Dans ton cerveau, il y a des milliards de petites cellules et, quand tu apprends quelque chose de nouveau, ton cerveau fabrique un petit chemin entre elles. La toute première fois, ce chemin est minuscule, tout fin, c’est difficile de passer. Et c’est exactement à ce moment-là que tu te sens nul. Mais ce n’est pas un signe que tu es nul, c’est le signe que le chemin est en train de se construire.

Je suis nul comment améliorer les connections

Et là, écoute bien : chaque fois que tu recommences, chaque fois que tu t’entraînes, le chemin s’élargit. Il devient un sentier, puis une petite route, puis une grande route toute droite. Et un jour, ce qui te semblait impossible, tu le fais sans même y penser. Comme le vélo, comme lire ton prénom. Au début, c’était dur. Aujourd’hui, tu ne te poses même plus la question.

Se tromper, je suis nul

Se tromper, ce n’est pas rater

Alors maintenant, la chose la plus importante de toute la vidéo : se tromper, ce n’est pas rater. Quand tu fais une erreur et que tu comprends pourquoi, c’est le moment où ton cerveau travaille le plus dur. Tes erreurs, ce n’est pas la preuve que tu es nul, c’est le carburant qui construit tes chemins.

je suis nul au début du chemin

Voilà pourquoi ton intelligence n’est pas figée. Tu n’es pas nul pour toujours et personne n’est fort pour toujours. Tu es juste au début d’un chemin ou plus loin sur le chemin. Et ce chemin, c’est toi qui le construis en t’entraînant.

Exercices je suis nul CP CE1 CE2 CM1 CM2

Exercices je suis nul

Et toi, derrière ton écran, pour te prouver que ton cerveau apprend là, tout de suite, on va faire un petit test ensemble. Regarde bien, je te donne trois mots : château, girafe, étoile. Château, girafe, étoile.

Mémoriser je suis nul fermer les yeux

Maintenant, ferme les yeux ou détourne les yeux de l’écran et essaie de retrouver les trois mots tout seul dans ta tête. Vas-y, je te laisse chercher.

Mémoriser 3 mots et 3 images

Alors, tu les as ? Château, girafe, étoile. Si tu en as retrouvé au moins un, tu viens de voir ton cerveau fonctionner en direct. Et le fait de chercher tout seul dans ta tête sans regarder, ça a un nom. Ça s’appelle le rappel actif. C’est une façon puissante d’élargir tes chemins.

Alors cette année, voici ce que tu fais. Quand tu apprends une leçon, ne la relis pas 10 fois. Ferme ton cahier et essaie de te souvenir tout seul de ce qu’il y avait dedans. Même si tu te trompes, surtout si tu te trompes, c’est comme ça que ton cerveau devient fort.

Résumé je suis nul

Résumé Je suis nul

Je récapitule. Tout d’abord, se sentir nul, ce n’est pas être nul. C’est juste le signe que tu es au début d’un chemin. Ton cerveau fabrique des chemins chaque fois que tu t’entraînes. Et tes erreurs, c’est le carburant. Ton intelligence n’est pas figée. Et pour apprendre pour de vrai, ferme le cahier et teste-toi tout seul. C’est le rappel actif.

Outro je suis nul

Outro : “Je suis nul”

Tu es au début du chemin et le début du chemin, ce n’est pas la fin de l’histoire. C’est le meilleur endroit pour commencer à entraîner ton cerveau. À très vite.

Catégories
CM1 CM2 Enseignement moral et civique

Préparer sa rentrée en 6e

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Leçons suggérées

 

DESCRIPTION

Comment préparer sa rentrée en 6e ?

Cette vidéo s’adresse aux élèves de CM2 qui préparent leur entrée en 6e, ainsi qu’aux jeunes qui viennent tout juste de faire leur rentrée au collège, car c’est à ce moment charnière que le passage au collège suscite le plus de questions et d’appréhensions.

Dans cette vidéo, je prends le temps d’accompagner les élèves qui s’apprêtent à entrer au collège, en partant d’une idée toute simple, on a moins peur de ce que l’on connaît. Mon objectif est de rendre ce grand changement beaucoup moins inconnu en leur expliquant concrètement ce qui les attend. Je commence par le passage d’un seul enseignant en primaire à plusieurs professeurs au collège, un pour chaque matière, et je les rassure en leur présentant le professeur principal, cet adulte référent vers qui ils pourront se tourner en cas de souci.

Je leur décris ensuite les autres nouveautés qui marquent leurs premiers jours, le fait de changer de salle à chaque cours au rythme de la sonnerie, et l’importance de l’emploi du temps qui devient vite leur meilleur allié pour savoir où aller et à quelle heure. J’aborde aussi cette autonomie nouvelle qu’on leur accorde, noter ses devoirs dans son agenda, préparer son sac seul ou gérer son casier, en leur montrant que loin d’être une contrainte, c’est surtout une belle marque de confiance.

Je tiens aussi à leur rappeler tout ce qui ne change pas, car c’est souvent ce qui rassure le plus. Il y aura toujours des récréations, un moment pour déjeuner, des adultes dont le métier est de les aider et des copains qui découvrent le collège exactement en même temps qu’eux. Je souligne enfin que les professeurs savent parfaitement qu’ils arrivent du primaire et qu’ils ne s’attendent pas à ce qu’ils sachent déjà tout.

LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS

Parler positivement du collège

Vous avez un rôle précieux à jouer pour aider votre enfant à aborder cette entrée en 6e sereinement, et cela passe d’abord par votre propre attitude. Les enfants ressentent nos inquiétudes, donc si vous parlez du collège comme d’un cap difficile ou effrayant, votre enfant risque d’arriver tendu. À l’inverse, en évoquant ce passage comme une étape excitante où on lui fait davantage confiance, vous l’aidez à voir tout ce que ce changement a de positif.

Une chose très concrète que vous pouvez faire ensemble, c’est de vous familiariser avec le collège avant la rentrée. Si l’établissement organise une journée portes ouvertes ou une visite, profitez-en, car voir les lieux à l’avance retire déjà une grande part de l’inconnu. Vous pouvez aussi regarder l’emploi du temps avec votre enfant quand il arrive, repérer ensemble les salles ou simplement en parler, pour que ces mots nouveaux comme professeur principal ou casier deviennent familiers.

L’autonomie est sans doute ce qui inquiète le plus les parents comme les enfants. Plutôt que de tout gérer à sa place, vous pouvez l’accompagner en douceur vers plus d’indépendance dès l’été. Le laisser préparer son sac seul, noter ce qu’il doit faire, s’organiser un peu, tout en restant disponible s’il a besoin d’aide, lui permet d’arriver plus confiant. L’idée n’est pas qu’il sache tout faire parfaitement, mais qu’il sente qu’il en est capable.

Enfin, gardez en tête que les premières semaines demandent souvent un temps d’adaptation, et que la fatigue ou quelques oublis sont tout à fait normaux. Si votre enfant se sent perdu ou stressé, écoutez-le sans dramatiser et rappelez-lui qu’il peut se tourner vers son professeur principal. Votre présence rassurante, sans pression, reste le meilleur soutien pour qu’il trouve ses marques à son rythme.

Compétences acquises

  1. Découvrir concrètement les changements du collège comme les multiples professeurs, le changement de salle et l’emploi du temps.
  2. Dédramatiser l’appréhension de la rentrée en comprenant que la peur vient simplement de ce que l’on ne connaît pas encore.
  3. Se préparer activement au grand jour grâce à la visualisation, à la préparation de questions et à l’organisation de son sac.

À qui s’adresse cette vidéo ?

Niveau

Cours Moyen 2e année

Matière

Enseignement civique et moral

Cours

Préparer sa rentrée

Préparer sa rentrée en 6e

Maître Lucas, je crois que je stresse pour la 6e.
C’est normal ? Je te pose une question. Le collège, en vrai, tu ne sais pas encore à quoi ça ressemble, c’est ça ?
Ben non, je ne sais pas comment ça se passe.
On croit qu’on a peur du collège, mais la plupart du temps, on n’a pas peur du collège. On a peur de ne pas savoir. Notre cerveau déteste ne pas savoir ce qui va arriver. Alors, il imagine le pire pour se préparer. C’est normal, tout le monde fait ça. Et si toi aussi, derrière ton écran, tu as un petit nœud dans le ventre quand tu penses au collège, alors cette vidéo est pour toi. Reste ici, à la fin, ce nœud sera beaucoup plus petit.

Introduction préparer sa rentrée en 6e collège CM2
C'est comment la 6e ?

C’est comment la 6e et le collège ?

On a moins peur de ce que l’on connaît. Alors, je vais t’expliquer ce qui change le plus. D’abord, en primaire, tu avais un seul maître ou une seule maîtresse presque toute la journée. Au collège, tu vas avoir un professeur différent pour chaque matière. Un pour les maths, un pour le français, un pour l’anglais et ainsi de suite. Ça surprend au début et puis, très vite, tu les connais tous.

Le professeur principale à la rentrée en 6e

Et parmi eux, il y en a un de spécial : ton professeur principal. C’est ton adulte référent. Si quelque chose ne va pas, c’est vers lui ou elle que tu vas.

Emploi du temps au collège en 6e

Deuxième changement, tu ne restes plus dans la même salle. À chaque matière, tu changes de salle. Une sonnerie annonce la fin du cours et tu te déplaces avec ton emploi du temps.

Ton emploi du temps, justement, ce sera ton meilleur ami. C’est le papier qui te dit où aller et à quelle heure. Les premiers jours, tu le regardes tout le temps et, au bout d’une semaine, tu le connais par cœur.

Le casier de l'élève au collège

Troisième chose, tu vas être plus grand dans ta tête. Personne ne va te tenir par la main. Tu notes tes devoirs dans ton agenda, tu prépares ton sac tout seul, tu gères ton casier si ton collège en a. Dit comme ça, ça impressionne, mais en vrai, c’est plutôt une bonne nouvelle. Ça veut dire qu’on te fait confiance.

Le CM2

Ce qui ne change pas par rapport au CM2

Et ce qui ne change pas, c’est qu’il y a toujours des récrés. Il y aura toujours un moment pour manger le midi. Il y aura toujours des adultes dont c’est le métier de t’aider. Et il y aura toujours des copains. Tous les élèves de 6e découvrent le collège en même temps que toi. Vous êtes tous dans le même bateau et ça, ça rapproche vite.

Et surtout, retiens ça. Les professeurs savent que tu arrives de l’école primaire. Ils ne s’attendent pas à ce que tu saches déjà tout. Les premières semaines, ils sont là pour vous expliquer comment ça marche.

Exercices : prépare toi à la rentrée en 6e

Maintenant, à toi de jouer. On va rendre tout ça encore moins inconnu avec trois petites choses à faire avant le grand jour.

La première, tu fermes les yeux deux secondes. Tu imagines ta première matinée, tu entres dans la cour, tu retrouves ta classe, tu montes dans ta première salle. Rien que d’imaginer, ton cerveau s’entraîne déjà. Et le jour J, ça te paraîtra presque familier.

Note ce que tu imagines de la rentrée au 6e et collège

Pour la deuxième, tu prends une feuille et tu notes deux questions que tu te poses sur ton collège. Par exemple : « Où est-ce que je mange le midi ? » ou « Qu’est-ce que je fais si je suis perdu ? » Regarde ta feuille, tu pourras poser ces questions à ton professeur principal le jour de la rentrée. Les adultes adorent qu’on pose des questions, ça montre que tu es sérieux.

Prépare ton sac

Et la troisième, le soir avant la rentrée, prépare ton sac avec ton emploi du temps sous les yeux. Tu mets dans ton cartable seulement ce dont tu as besoin pour le lendemain. Comme ça, le matin, tu es tranquille.

Résumé préparer sa rentrée en 6e Collège CM2

Résumé préparer sa rentrée en 6e

On récapitule. Un. Si tu stresses, ce n’est pas parce que tu es peureux ou peureuse. C’est juste parce que tu ne connais pas encore. C’est normal. Deux. Au collège, tu auras plusieurs professeurs et tu changeras de salle. Mais tu auras aussi un professeur principal, des copains et des adultes pour t’aider. Trois. Plus tu sais à quoi ça ressemble, moins tu as peur et maintenant, tu connais déjà pas mal de choses.

outro préparer sa rentrée en 6e collège cm2

Outro préparer sa rentrée en 6e

Tu verras, dans quelques semaines, la 6e, tu connaîtras ça par cœur et tu te demanderas même pourquoi tu stressais. Bonne rentrée, tout le monde.