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DESCRIPTION
Pourquoi je pense que je suis nul ?
Cette vidéo s’adresse aux élèves de l’école élémentaire, du CP au CM2, car la peur de ne pas y arriver et le sentiment d’être nul peuvent toucher n’importe quel enfant du primaire, quel que soit son niveau.
Dans cette vidéo, je réponds à une phrase que beaucoup d’élèves se disent au fond d’eux, je crois que cette année je vais être nul. Je commence par leur transmettre une idée essentielle, se sentir nul, ce n’est pas être nul, c’est un sentiment, et un sentiment ne dit pas la vérité. Mon objectif est de leur montrer quelque chose sur leur cerveau que presque personne ne leur a expliqué, pour qu’après cette vidéo, ils ne voient plus jamais le mot nul de la même façon.
Je leur explique de façon imagée comment fonctionne leur cerveau. Quand ils apprennent quelque chose de nouveau, leur cerveau fabrique un petit chemin entre ses cellules, et ce chemin est d’abord tout fin, difficile à emprunter. C’est précisément à ce moment qu’ils se sentent nuls, alors que c’est en réalité le signe que le chemin se construit. Je leur montre qu’à force de s’entraîner, ce chemin s’élargit jusqu’à devenir une grande route, exactement comme apprendre le vélo ou lire son prénom, difficile au début puis évident avec le temps.
Pour rendre tout cela concret, je propose aux élèves des phrases toutes prêtes qu’ils répètent à voix haute avec moi, afin qu’elles sortent naturellement le jour de la rentrée. Je leur apprends à aller vers quelqu’un pour demander à jouer, et à engager la conversation avec une question facile. J’aborde aussi une peur très fréquente, celle de se faire dire non. Je les rassure en leur expliquant que cela arrive à tout le monde, même aux enfants les plus populaires, et qu’un refus ne signifie jamais qu’on n’est pas sympathique, mais simplement pas ce jeu ou pas ce moment.
J’insiste ensuite sur le point le plus important, se tromper, ce n’est pas raté. Quand ils font une erreur et qu’ils comprennent pourquoi, c’est le moment où leur cerveau travaille le plus fort, et leurs erreurs deviennent le carburant qui construit ces chemins. Je leur transmets ainsi l’idée que leur intelligence n’est pas figée, que personne n’est nul pour toujours ni fort pour toujours, et que chacun se trouve simplement plus ou moins loin sur son chemin.
Pour finir, je propose aux élèves un petit test en direct avec trois mots à mémoriser puis à retrouver les yeux fermés, ce qui leur permet de voir leur cerveau fonctionner et de découvrir le rappel actif. Je leur donne alors un conseil précieux pour toute l’année, plutôt que de relire dix fois une leçon, fermer le cahier et essayer de se souvenir seul, même en se trompant, car c’est ainsi que leur cerveau devient fort. Je conclus en leur rappelant qu’être au début du chemin, ce n’est pas la fin de l’histoire, mais le meilleur endroit pour commencer.
LE CONSEIL DE MAITRE LUCAS
Expliquer que c’est un sentiment
Vous pouvez énormément aider votre enfant à croire en ses capacités, et cela commence par la façon dont vous accueillez ses moments de découragement. Quand votre enfant dit qu’il est nul, il est tentant de le rassurer aussitôt en lui affirmant le contraire, mais vous pouvez aller plus loin en lui expliquant que ce sentiment est normal et qu’il signale simplement qu’il est en train d’apprendre quelque chose de difficile. Il comprend ainsi que se sentir nul et être nul sont deux choses très différentes.
Une des idées les plus utiles à transmettre à la maison concerne l’erreur. Beaucoup d’enfants pensent qu’une faute est la preuve de leur incompétence, alors que c’est au contraire le moment où le cerveau apprend le plus. Si votre enfant se trompe, vous pouvez éviter de dramatiser et l’inviter plutôt à comprendre pourquoi. En valorisant ce qu’il retire de son erreur plutôt que l’erreur elle-même, vous lui apprenez que se tromper fait partie du chemin.
Enfin, faites attention aux mots qui figent, comme il est doué en maths ou il n’est pas fait pour les langues. Même dits avec tendresse, ils enferment l’enfant dans une case. Vous pouvez plutôt souligner ses progrès et ses efforts, en lui montrant que ses capacités se construisent avec l’entraînement. En lui rappelant qu’il est simplement au début d’un chemin qu’il construit lui-même, vous lui offrez la confiance dont il a besoin pour persévérer.
Compétences acquises
- Comprendre que se sentir nul est un sentiment passager et non une vérité sur ses capacités.
- Percevoir l’erreur comme un moteur d’apprentissage grâce à l’idée que l’intelligence n’est pas figée.
- Adopter le rappel actif en fermant le cahier et en se testant seul plutôt qu’en relisant plusieurs fois.
À qui s’adresse cette vidéo ?
Niveau
Ecole primaire CP CE1 CE2 CM1 CM2
Matière
Enseignement civique et moral
Cours
La confiance en soi
Je suis nul
Maître Lucas, je crois que cette année, je vais être nul.
Attends, quoi ?
Bah, j’ai peur d’être nulle, genre de rien comprendre.
Déjà, sache une chose : ce que tu ressens, beaucoup d’enfants le ressentent. Se sentir nul, ce n’est pas être nul, c’est un sentiment. Et un sentiment, ce n’est pas la vérité. Si toi aussi, derrière ton écran, il t’arrive de penser ça : « Je suis nul, je n’y arriverai pas. » Alors reste bien jusqu’au bout parce que je vais te montrer quelque chose sur ton cerveau que presque personne ne t’a expliqué et, après ça, tu ne verras plus le mot « nul » de la même façon.


Comment fonctionne ton cerveau ?
Dans ton cerveau, il y a des milliards de petites cellules et, quand tu apprends quelque chose de nouveau, ton cerveau fabrique un petit chemin entre elles. La toute première fois, ce chemin est minuscule, tout fin, c’est difficile de passer. Et c’est exactement à ce moment-là que tu te sens nul. Mais ce n’est pas un signe que tu es nul, c’est le signe que le chemin est en train de se construire.

Et là, écoute bien : chaque fois que tu recommences, chaque fois que tu t’entraînes, le chemin s’élargit. Il devient un sentier, puis une petite route, puis une grande route toute droite. Et un jour, ce qui te semblait impossible, tu le fais sans même y penser. Comme le vélo, comme lire ton prénom. Au début, c’était dur. Aujourd’hui, tu ne te poses même plus la question.

Se tromper, ce n’est pas rater
Alors maintenant, la chose la plus importante de toute la vidéo : se tromper, ce n’est pas rater. Quand tu fais une erreur et que tu comprends pourquoi, c’est le moment où ton cerveau travaille le plus dur. Tes erreurs, ce n’est pas la preuve que tu es nul, c’est le carburant qui construit tes chemins.

Voilà pourquoi ton intelligence n’est pas figée. Tu n’es pas nul pour toujours et personne n’est fort pour toujours. Tu es juste au début d’un chemin ou plus loin sur le chemin. Et ce chemin, c’est toi qui le construis en t’entraînant.

Exercices je suis nul
Et toi, derrière ton écran, pour te prouver que ton cerveau apprend là, tout de suite, on va faire un petit test ensemble. Regarde bien, je te donne trois mots : château, girafe, étoile. Château, girafe, étoile.

Maintenant, ferme les yeux ou détourne les yeux de l’écran et essaie de retrouver les trois mots tout seul dans ta tête. Vas-y, je te laisse chercher.

Alors, tu les as ? Château, girafe, étoile. Si tu en as retrouvé au moins un, tu viens de voir ton cerveau fonctionner en direct. Et le fait de chercher tout seul dans ta tête sans regarder, ça a un nom. Ça s’appelle le rappel actif. C’est une façon puissante d’élargir tes chemins.
Alors cette année, voici ce que tu fais. Quand tu apprends une leçon, ne la relis pas 10 fois. Ferme ton cahier et essaie de te souvenir tout seul de ce qu’il y avait dedans. Même si tu te trompes, surtout si tu te trompes, c’est comme ça que ton cerveau devient fort.

Résumé Je suis nul
Je récapitule. Tout d’abord, se sentir nul, ce n’est pas être nul. C’est juste le signe que tu es au début d’un chemin. Ton cerveau fabrique des chemins chaque fois que tu t’entraînes. Et tes erreurs, c’est le carburant. Ton intelligence n’est pas figée. Et pour apprendre pour de vrai, ferme le cahier et teste-toi tout seul. C’est le rappel actif.

Outro : “Je suis nul”
Tu es au début du chemin et le début du chemin, ce n’est pas la fin de l’histoire. C’est le meilleur endroit pour commencer à entraîner ton cerveau. À très vite.


