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Le cerveau de votre enfant, le podcast

Résumé Podcast Le cerveau de votre enfant

Votre enfant récite parfaitement sa leçon le soir et oublie tout le lendemain ? Ce n’est presque jamais un problème de mémoire. On décrypte ce que fait vraiment le cerveau de votre enfant, et ce que vous pouvez changer dès ce soir pour les devoirs.

« Vous savez, monsieur, il n’a pas de mémoire. Moi non plus. C’est comme ça chez nous. »

Cette phrase, je l’ai entendue des dizaines de fois. Elle part toujours d’une bonne intention : protéger l’enfant, ne pas lui mettre la pression. Mais elle repose sur des idées reçues sur la mémoire, la concentration et l’intelligence, des idées qui empêchent d’agir.

Dans cet épisode de « À la maison », on prend cette phrase et on la regarde de près, morceau par morceau, avec ce que dit la recherche et ce que je vois dans ma classe.

Au programme :

  • La mémoire n’est pas un muscle unique : pourquoi « il en a ou il n’en a pas » est faux
  • Le petit bureau (mémoire de travail) et l’immense bibliothèque (mémoire à long terme)
  • La vraie raison pour laquelle votre enfant oublie sa leçon du lendemain
  • La courbe de l’oubli : pourquoi trois fois 10 minutes valent mieux qu’une heure la veille
  • Attention et concentration : deux choses différentes, et pourquoi le mythe du « poisson rouge » est une invention
  • Les fonctions exécutives : ce « chef d’orchestre » qui ne finit de mûrir que vers 20 à 25 ans
  • Pourquoi l’intelligence n’est pas figée, et comment votre regard peut tout changer

Bienvenue dans « À la maison », le podcast de Maître Lucas. Ici, on parle de ce qui se passe une fois que la porte de l’école est refermée. Les devoirs du soir, les leçons qui ne rentrent pas, les larmes du dimanche et toutes ces questions que vous vous posez. Je suis Lucas, enseignant et formateur d’enseignants. Je ne suis pas là pour vous dire ce que vous faites mal, je suis là pour vous donner ce que la recherche sait, ce que je vois dans ma classe et ce que vous pouvez faire dès ce soir. Parce que la réussite scolaire, elle commence aussi à la maison.

L’histoire de cette maman à la fin de la réunion

Il y a quelques années, à la fin d’une journée, une maman m’attend pendant que les autres partent. Elle a l’air un peu gênée, elle attend que la salle se vide et là, elle me dit une phrase que j’ai entendue de nombreuses fois depuis.

« Vous savez, monsieur, il n’a pas de mémoire. Moi non plus, je n’en avais pas. C’est comme ça chez nous. »

Et dans sa voix, il n’y avait pas de mauvaise volonté, il n’y a pas de la paresse, il y a de la résignation. Elle a déjà rangé son fils dans une case. Et le plus touchant, c’est qu’elle croit sincèrement lui rendre service, parce qu’elle pense le protéger, ne pas lui mettre la pression, l’excuser d’avance. Elle a déjà classé son fils. Et le pire, c’est qu’elle croit sincèrement lui rendre service en disant ça, parce qu’elle pense le protéger, ne pas lui mettre la pression.

Alors, dans cet épisode, on va prendre cette phrase et on va la regarder de près, morceau par morceau. Parce qu’elle part d’une bonne intention, mais elle repose sur des idées reçues, des idées reçues sur la mémoire, sur la concentration, sur l’intelligence et surtout, des idées qui empêchent d’agir.

Je vous préviens tout de suite, mon but n’est pas de vous faire un cours de neurosciences. Ce que j’aimerais, c’est qu’à la fin de ces quelques minutes, quand votre enfant vous dira « Je n’y arrive pas », vous n’entendiez plus tout à fait la même chose. Que vous ne voyiez plus un enfant qui ne fait pas d’efforts, mais un cerveau en construction, avec ses règles et que vous ayez quelques clés pour faire avec.

On y va.

La mémoire n’est pas un muscle unique

On nous a tous un peu raconté que la mémoire c’était comme un biceps, qu’il fallait la muscler et que plus on s’en servait, meilleure elle devenait partout et pour tout. Vous avez peut-être entendu qu’apprendre des poésies par cœur, ça fait travailler la mémoire en général.

Alors, il y a une part de vrai là-dedans. La répétition renforce bel et bien les apprentissages, mais l’image du muscle unique est trompeuse parce que la mémoire, ce n’est pas une seule chose, c’est plutôt différents systèmes qui ne marchent pas tout à fait de la même façon.

Apprendre les tables de multiplication, ça n’aidera pas directement votre enfant à retenir une poésie. Ce ne sont pas les mêmes mécanismes.

Et pourquoi je vous dis ? Parce que si on croit que la mémoire est un gros muscle unique, on en tire une conclusion un peu désespérante. Il en a ou il n’en a pas. Il est bien équipé ou pas. Et là, on est coincé, comme cette maman.

Alors qu’en réalité, ce qui compte le plus, ce n’est pas la taille du muscle, c’est de comprendre les règles du jeu. Et il y a deux systèmes qui valent vraiment le coup qu’on s’y attarde, un tout petit et un immense.

Le petit bureau : la mémoire de travail

Je vais vous demander d’imaginer quelque chose. Imaginez un bureau. Pas un grand bureau, un petit bureau sur lequel vous ne pouvez poser que quelques feuilles à la fois. Quand il est bien rangé, vous travaillez bien. Mais si on pose une feuille de plus, puis une autre, puis quelqu’un vous parle, puis le téléphone sonne, à un moment, ça déborde. Vous perdez le fil.

Ce petit bureau, il a un nom. On l’appelle la mémoire de travail. C’est l’espace mental où votre enfant manipule les informations en direct. Quand il lit une consigne tout en essayant de retenir ce qu’on lui demande, quand il pose une addition en gardant une retenue en tête.

Et voilà l’idée importante. Ce bureau chez votre enfant, il est en moyenne plus petit que le vôtre. Il grandit doucement jusqu’à l’adolescence. Ce n’est pas un défaut, c’est un stade.

Alors, écoutez cette phrase et dites-moi si elle vous rappelle quelque chose.

Bon, tu montes, tu prends ton cahier rouge, tu redescends, tu me ramènes ta trousse et n’oublie pas tes chaussons.

Il monte, il redescend, il a le cahier rouge en plus et rien d’autre.

On se dit alors qu’il n’écoute pas. Mais bien souvent, il a écouté. C’est juste qu’au moment où vous arriviez aux chaussons, le cahier avait déjà fait tomber la trousse en dehors du bureau. Ce n’est pas forcément de l’inattention, c’est très souvent une question de place.

Le bon et le mauvais encombrement (votre marge de manœuvre)

Là, je vais vous donner ce qui peut être l’idée la plus utile de tout l’épisode, accrochez-vous 30 secondes.

Tout ce qui encombre ce bureau ne se vaut pas. Il y a deux sortes d’encombrement.

La première, c’est la difficulté de ce que l’on apprend. Les fractions, c’est plus lourd que les nombres entiers. Ça, vous n’y pouvez pas grand-chose, c’est dans la nature de la chose.

Mais il y a une deuxième sorte d’encombrement et celle-là, elle ne sert pas à grand-chose. C’est la télé allumée à côté, c’est la consigne un peu confuse, c’est le petit frère qui court autour de la table, c’est vous parfois qui expliquez pendant qu’il essaie d’écrire.

Tout ça prend de la place sur le bureau et ça n’apprend rien à personne.

Et c’est justement là qu’est votre marge de manœuvre. Vous ne rendrez pas les fractions plus faciles, mais vous pouvez éteindre la télé, reformuler, découper en étapes ou laisser un peu de silence à votre enfant quand il cherche.

Vous ne réduisez pas la difficulté, vous libérez de la place pour l’affronter. Ce n’est pas la même chose et c’est souvent très efficace.

On ne peut pas vraiment faire deux choses à la fois

Alors, petite précision au passage, parce que je ne voudrais pas dire de bêtises. Vous allez me dire « Mais Lucas, moi je marche bien en parlant. »

Oui, bien sûr, on peut faire deux choses à la fois à une condition. Il faut que l’une des deux soit devenue vraiment automatique. Marcher, vous n’y pensez plus, donc vous pouvez discuter en même temps, aucun souci.

Mais dès que les deux choses demandent de la réflexion, là, ça coince. Le cerveau a du mal à faire les deux ensemble. Il saute plutôt de l’une à l’autre et il perd un peu à chaque saut.

Donc, un enfant qui fait ses devoirs avec une vidéo en fond, il ne fait pas vraiment deux choses. Ses devoirs et la vidéo demandent tous les deux de l’attention et elles cohabitent mal.

Et d’ailleurs, ça explique pourquoi automatiser compte autant. Tant que lire prend toute la tête, il peut difficilement penser au sens en plus. Le jour où lire devient automatique, sa tête se libère pour comprendre.

L’immense bibliothèque : la mémoire à long terme

Bon, le bureau, c’est le petit système. Passons au grand.

Si la mémoire de travail est un bureau, la mémoire à long terme, elle ressemble plutôt à une immense bibliothèque avec des rayons presque infinis. Il y a là-dedans tout ce que votre enfant a accumulé depuis sa naissance. Les mots qu’il connaît, le visage de sa grand-mère, la règle du pluriel, l’odeur de la cantine, hélas.

Et une bonne partie de l’école, au fond, tient dans une idée : faire passer les choses du bureau vers la bibliothèque.

Ce passage, il ne se fait pas tout seul. Il demande du temps et de la répétition.

Mais il y a un vrai avantage, et je voudrais que vous l’entendiez bien. Une fois qu’une connaissance est bien rangée dans la bibliothèque, elle coûte beaucoup moins au bureau. Elle devient presque gratuite.

Prenez la lecture. Vous, quand vous lisez un panneau sur l’autoroute, vous ne déchiffrez pas. Ça se fait tout seul. Vous ne pouvez même pas vous en empêcher. Un enfant de CP, lui, il y met presque toute son énergie. Chaque lettre lui coûte.

C’est souvent pour ça qu’il ne comprend pas bien ce qu’il lit au début. Ce n’est pas qu’il manque d’intelligence, c’est qu’il ne lui reste presque plus de place pour penser au sens.

Et c’est aussi pour ça que les automatismes comptent. Les tables, les sons, les mots courants, ce n’est pas que du bachotage, bien souvent c’est du rangement.

Chaque chose rangée dans la bibliothèque, c’est de la place libérée sur le bureau pour réfléchir.

La courbe de l’oubli : on perd les deux tiers en un jour

Et on arrive à ce qui se passe souvent à la maison, le soir, vous l’interrogez, il récite, il sait tout, vous êtes rassuré, vous fermez le cahier, le lendemain, il rentre avec une note décevante.

Et là, honnêtement, on a un peu tous la même petite voix. Mais il le ! Suivi de près par « Il n’a pas dû réviser. » ou pire « Il n’a pas de mémoire. »

Alors le plus souvent, ce n’est rien de tout ça, c’est de la biologie.

À la fin du 19e siècle, un chercheur allemand a fait une expérience longue et un peu folle. Il a passé des années à apprendre des listes de syllabes sans aucun sens sur lui-même et à mesurer heure après heure ce qu’il lui en retenait.

Et ce qu’il a trouvé est devenu l’un des résultats les plus solides de la psychologie.

Sans révision, on perd à peu près 40 % de ce que l’on vient d’apprendre en 20 minutes, la moitié en 1 heure, près de 2/3 en une seule journée.

Vous m’entendez ? Les 2/3 en 1 jour.

Et ça vaut plus ou moins pour tout le monde, pour vous, pour moi, pour votre enfant.

Ça s’appelle la courbe de l’oubli et ce n’est pas une panne, c’est plutôt une façon de fonctionner parce que le cerveau, en permanence, fait le tri. Il a tendance à garder ce qui resserre et à laisser filer le reste.

Son critère est assez simple, presque logique. Si tu ne t’en sers jamais, c’est sans doute que ça ne sert pas.

Donc si votre enfant apprend sa leçon le jeudi soir pour le vendredi et qu’il n’y retouche jamais avant, son cerveau fait à peu près son travail en la laissant s’effacer. Il n’est pas défaillant.

La parade : travailler plus souvent, pas plus longtemps

Et du coup, la parade, elle est presque trop simple, il faut s’en resservir un peu souvent.

Trois fois 10 minutes réparties dans la semaine, ça vaut généralement bien mieux qu’une heure entassée la veille.

Et le plus beau, c’est que c’est souvent moins de travail au total, pas plus, moins.

Je le vois régulièrement dans ma classe, les élèves qui s’en sortent le mieux, ce ne sont pas toujours ceux qui travaillent le plus longtemps, ce sont souvent ceux qui travaillent le plus souvent.

5 minutes lundi, 5 mercredi, 5 jeudi.

Au total, parfois moins de temps que les autres et ça tient mieux.

Attention ou concentration ? Le mythe du poisson rouge

2e grand malentendu, la concentration.

D’abord, il faut distinguer deux choses que l’on mélange souvent, l’attention et la concentration.

L’attention, c’est un filtre, la capacité à sélectionner ce qui compte. La concentration, c’est plutôt une endurance, la capacité à tenir dans la durée.

Et beaucoup d’enfants du primaire ont une bonne attention et une concentration encore limitée. Ils se mettent au travail sans problème et ils lâchent au bout d’un moment. Ce n’est pas contradictoire, c’est le plus souvent une question d’âge.

Et là, je voudrais que l’on parle de chiffres qui circulent parce que ça me chiffonne un peu.

Vous avez peut-être entendu la règle de l’âge plus 2 minutes ou cette histoire selon laquelle on serait tombé à 8 secondes d’attention comme des poissons rouges.

Ces formules sont pratiques, elles font de jolis posts et elles ne reposent en général sur rien de solide. Celle du poisson rouge a d’ailleurs été inventée de toutes pièces.

Et les durées précises par âge que l’on voit un peu partout, quand on cherche d’où elles viennent, il n’y a le plus souvent aucune étude derrière.

Ce que la recherche dit est plus prudent, mais bien plus intéressant.

Elle dit que la capacité à tenir son attention augmente régulièrement de la petite enfance jusqu’au début de l’âge adulte. Ça, c’est assez solide.

Mais elle dit surtout deux autres choses. Que les écarts entre deux enfants du même âge peuvent être grands. Et qu’un même enfant n’a pas la même endurance selon la tâche, le moment de la journée, la fatigue et l’intérêt.

Et là, je crois que vous voyez très bien de quoi je parle. Parce que c’est le même enfant, celui qui décroche au bout de 8 minutes de conjugaison et qui peut passer 1 heure sur sa construction sans lever la tête.

À ce moment-là, on se dit forcément « Ah, tu vois, quand tu veux, tu peux. »

Sauf que ce n’est pas seulement une question de volonté, c’est souvent une question de carburant. L’intérêt, c’est du carburant pour l’attention. Et la conjugaison, avouons-le, elle n’en fournit pas des masses.

Alors, qu’est-ce qu’on ? Plutôt que de vous fier au barème, observez votre enfant. La prochaine fois qu’il travaille, regardez discrètement l’heure et notez au bout de combien de temps il commence à gigoter.

Refaites-le quelques fois et vous aurez son repère à lui, souvent plus utile qu’une moyenne trouvée sur Internet.

Et calez les devoirs là-dessus, quitte à couper en deux séances.

Les fonctions exécutives : le chef d’orchestre pas encore arrivé

Dernier système, et c’est celui qui devrait vous soulager le plus.

Derrière la mémoire et l’attention, il y a un ensemble de capacités que l’on appelle les fonctions exécutives.

Un nom pompeux pour quelque chose de simple, c’est ce qui permet de planifier, de résister à une tentation, de passer d’une chose à l’autre sans se perdre et de garder son objectif en tête jusqu’au bout.

Autrement dit, à peu près la liste de tout ce que l’on reproche aux enfants de ne pas savoir faire.

Ces capacités s’appuient beaucoup sur une zone à l’avant du cerveau. Et voilà l’information. Cette zone est l’une des dernières à finir de mûrir, en moyenne autour de 20 à 25 ans.

25 ans en moyenne, pas 8.

Alors, quand votre enfant de CE2 oublie son cahier pour la 3e fois, quand il vous jure que son exposé lui prendra 10 minutes, quand il part chercher ses affaires et que vous le retrouvez en train de fixer une mouche au plafond, le plus souvent, il ne se moque pas de vous, son chef d’orchestre n’est pas encore tout à fait arrivé.

Ça ne veut pas dire qu’il faut tout faire à sa place, ça veut dire que pour un temps, vous lui prêtez un peu ce chef d’orchestre.

Vous lui rappelez l’objectif, vous l’aidez à couper une grosse tâche en morceaux et surtout, vous lui rendez cette fonction petit à petit.

Ce que vous faites pour lui en CP, il devrait pouvoir le faire de plus en plus seul en CM1.

Le but, ce n’est pas qu’il réussisse ce soir grâce à vous, c’est qu’il réussisse dans quelques années et sans vous.

L’intelligence n’est pas figée

On arrive au bout et je voudrais revenir à cette maman, à la fin de la réunion, qui me dit que son fils n’a pas de mémoire et que c’est de famille.

Parce qu’il y a une chose que je ne lui ai pas assez dite ce soir-là et que je regrette encore.

Le cerveau de son enfant n’était pas figé à sa naissance, il se transforme.

Chaque fois que votre enfant apprend quelque chose, des connexions se créent entre ses neurones. Chaque fois qu’il révise, elles ont tendance à se renforcer. Chaque fois qu’il s’accroche sur quelque chose de difficile, son cerveau se modifie réellement.

Ce n’est pas une jolie formule pour motiver, c’est ce que montre la recherche.

Ça veut dire que la phrase « Il n’a pas de mémoire, c’est de famille. » Ce n’est pas seulement un peu triste, elle risque surtout de devenir vraie à force d’être répétée.

Parce que l’enfant qui l’entend souvent finit par y croire et le jour où il y croit, il a tendance à arrêter d’essayer. Et quand on arrête d’essayer, on progresse moins.

Et là, on a l’impression que la phrase avait raison depuis le début, alors qu’on vient peut-être juste de la rendre vraie.

L’intelligence n’est pas figée, elle se construit, elle se travaille largement tout au long de la vie.

Et ça, c’est sans doute l’une des choses les plus importantes que vous puissiez transmettre à votre enfant. On y reviendra parce que ça mérite un épisode entier.

Les trois idées à retenir

Si vous ne gardez que trois idées de cet épisode, prenez celle-là.

Un enfant qui oublie sa leçon du lendemain n’a pas forcément un problème de mémoire. Bien souvent, son cerveau fait exactement son travail, il faut juste s’en resservir plus souvent.

Un enfant qui ne tient pas une heure sur ses devoirs n’a pas nécessairement un problème d’attention. Souvent, il a simplement l’âge qu’il a.

Un enfant qui ne s’organise pas seul n’est pas forcément étourdi. Dans bien des cas, son chef d’orchestre est encore en formation pour quelques années.

Dans la plupart des cas, ce que vous observez n’est pas une anomalie, c’est un fonctionnement normal qu’on interprète parfois mal.

Et donc, ce qui doit changer, ce n’est pas votre enfant. C’est notre façon de le regarder et de l’accompagner.

Merci de m’avoir écouté jusqu’ici. Prenez soin de vous et de votre bureau.

À très vite.

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